<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<StringTableFile xmlns:xsi="http://www.w3.org/2001/XMLSchema-instance" xmlns:xsd="http://www.w3.org/2001/XMLSchema">
  <Name>game\backercontent</Name>
  <NextEntryID>1</NextEntryID>
  <EntryCount>117</EntryCount>
  <Entries>
    <Entry>
      <ID>0</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un champ de bataille jonché de corps. Il y a des morts partout et le bruit du métal qui s'entrechoque résonne en ces lieux maculés de sang. Les blessés crient et leurs cris sont parfois masqués par le glas de ceux qui succombent.

L'homme court, mais vous ne voyez pas ce à quoi il tente d'échapper. Son souffle se fait haletant et ses yeux s'écarquillent, en proie à la terreur. Sans s'arrêter, il se débat avec sa tunique éclaboussée de sang. Il arrache cette étoffe qui lui brûle la peau. Son désespoir est tel qu'il laisse échapper de petits vagissements du fond de sa gorge. Son pied bute dans un bras ressortant d'un amas de corps qu'il tente d'éviter. Il trébuche et tombe sur un soldat mort. Ses vagissements s'intensifient alors qu'il se débat vers l'arrière pour tenter de s'écarter du cadavre. Sa main glisse sur une armure ensanglantée et il bascule sur le côté avant de retomber sur le dos. Il secoue la tête, les joues recouvertes de larmes de terreur.

Il se traîne sur les genoux et examine les lieux, les yeux écarquillés, au bord de l'asphyxie tant sa respiration est rapide. Se remettant tant bien que mal en mouvement, ses mains se prennent à nouveau dans sa tunique et ses yeux exorbités scrutent le carnage qui l'entoure. Ses doigts frénétiques finissent par lui arracher la tunique de la poitrine. Les bruits de combat continuent de résonner dans ses oreilles.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>1</ID>
      <DefaultText>Vous voyez cet homme, alors qu'il est bien plus jeune, assis sur un tabouret, le regard vide et les lèvres pincées. Un homme plus âgé se penche au-dessus de lui, le réprimande et lui crie dessus. Il s'agit de son père. Assise dans un coin de la pièce, une femme baisse la tête pour ne pas voir ce qui se passe. Le jeune homme lève les yeux et fixe son père du regard.

Son accès d'audace semble déconcerter son père et celui-ci arrête de crier. Puis son visage se durcit et il recommence à crier, levant la main et frappant la nuque du jeune homme. Le jeune homme baisse la tête, tenant fermement ses genoux. Le père se retourne et empoigne un tisonnier dans la cheminée. Il se retourne, gesticulant avec le tisonnier pour appuyer ses propos, puis fait un pas pour enfoncer l'extrémité brûlante du tisonnier dans l'avant-bras du jeune homme. Dès lors, l'attitude du jeune homme change. Il empoigne le tisonnier et l'arrache de la main l'homme plus âgé. Il se lève, se retourne et, armé du tisonnier, donne un coup dans le tabouret sur lequel il était précédemment. Ce dernier se brise en éclat. Il fait tournoyer le tisonnier au-dessus de sa tête, puis de celle de son père. L'homme esquive et l'objet percute le mur opposé, cassant plusieurs petits objets situés sur le manteau de la cheminée. Le jeune homme s'écarte du tabouret désormais cassé et donne un coup de tisonnier sur une petite table adossée au mur, la fissurant et brisant un petit vase qui s'y trouvait.

Il s'arrête et prend une longue respiration quand une main se pose épaule. Il se retourne et frappe avec le tisonnier à l'extrémité toujours incandescente. Ses yeux s'écarquillent et croisent ceux de la femme qui se tient devant lui, le bout du tisonnier lui sortant du dos. Ses mains claquent et ses doigts s'écartent. La femme tombe lentement à genoux, puis s'affaisse sur le côté, les yeux vitreux. Le père se précipite vers sa femme, hurlant et gesticulant. Il se tient face à son fils et le fusille du regard, levant la main sur lui et lui assénant un revers d'une telle violence que le cou du jeune homme part en arrière. Il désigne la porte, puis se détourne immédiatement du jeune homme, s'agenouillant auprès de la femme étendue face à terre. Le jeune homme les regarde tous les deux, immobile. Le père vocifère quelque chose. Le jeune homme se ressaisit et s'en va à la hâte.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>2</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un groupe de gens marchant sur une route à ornières entourée d'une dense forêt. L'homme marche à leurs côtés, discutant et plaisantant comme des amis de longue date. Sous ses airs frivoles, de furtifs regards en direction de l'épaisse forêt contrastent avec la jovialité de son visage.

Un bruit émanant des arbres alentour se fait entendre, le bruit de quelqu'un qui casse une brindille. L'homme lève la main pour faire taire les voyageurs et rompre le caractère léger de cette soirée. Ils regardent autour d'eux, l'inquiétude se lit sur leur visage, et ils se regroupent. L'homme leur fait signe de rester où ils se trouvent et se dirigent vers les arbres. S'ensuit un silence de plusieurs secondes durant lequel chacun prête l'oreille et se serre nerveusement. Un autre bruit se fait entendre, venant cette fois de l'endroit où l'homme s'est introduit dans la forêt. Une silhouette en surgit et s'approche, au grand soulagement du groupe. Lorsque la silhouette se trouve suffisamment près du groupe pour lui permettre de voir son visage, un de ses membres laisse échapper un cri de consternation en réalisant qu'il ne s'agit pas de leur soi-disant ami.

À peine son cri terminé qu'un autre groupe sort de la forêt, armes au poing, et cerne les voyageurs. Aucun d'entre eux n'étant armé ou en mesure de se battre, ils se rendent immédiatement avant d'être attachés et dépouillés de leurs objets de valeur. Dans des éclats de rire, les bandits repartent et disparaissent dans la forêt, abandonnant leurs proies au bord de la route. De retour dans la forêt, ils retrouvent l'homme. Il sourit et se moque de la crédulité de ces gens prêts à accorder leur confiance au premier inconnu qui leur offre à boire.

Il prend sa part du butin et s'en va.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>3</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une clairière rocailleuse envahie par la végétation. Un mur croulant borde un côté dominé par des arbres qui filtrent la lumière et masquent un corps.

Le corps est celui d'un elfe étendu face contre terre. Ses vêtements sont déchirés et en lambeaux. De larges contusions semblent meurtrir son corps et toutes les parties exposées de sa peau sont recouvertes de coupures, d'écorchures et de lacérations.

L'elfe se contracte et sa bouche laisse échapper un cri étouffé qui fait voler la poussière autour de sa tête. En gémissant, il bouge les mains pour tenter d'écarter quelque chose que vous ne voyez pas. Sa respiration s'accélère. Il est au bord de l'asphyxie. Il pousse un dernier cri étouffé et ses yeux s'ouvrent.

En un instant, il se redresse, s'accroupit et balaie ce qui l'entoure du regard. Sa respiration est toujours aussi rapide et chaque expiration s'accompagne d'un gémissement. Il jette un dernier coup d'œil par-dessus son épaule, se précipite à l'ombre du mur croulant et disparaît dans l'obscurité.

Considérant la situation dans laquelle il se trouve, il murmure, "Je ne vois pas comment quelqu'un qui maltraite autant son bétail peut être aussi sensible à son égard".</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>4</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un rondin sur le sol recouvert de mousse. Les bois environnants sont silencieux, tout est calme et paisible. Un petit oiseau se pose à l'une des extrémités du rondin pour se réchauffer au soleil.

Un homme surgit alors rapidement, mais sans courir. Il se déplace prudemment, à pas feutrés. Il saute, atterrit sur le rondin et parcourt toute sa longueur en courant. Ce n'est que lorsqu'il en atteint l'extrémité que l'oiseau s'envole, comme s'il ne l'avait pas encore vu. Il saute du rondin et atterrit près d'un arbre dont une petite branche saillante lui arrive juste au-dessus de la taille. Il attrape la branche et se tire en avant pour prendre de l'élan.

Il arrive à la lisière de la forêt et des bâtiments se dessinent maintenant à travers les arbres. Des sons de la vie quotidienne parviennent jusqu'à lui. Il se penche en avant et court au milieu des arbres pour rejoindre la route. Il s'arrête et regarde autour de lui, hors d'haleine. Ne semblant pas trouver ce qu'il cherche, il s'appuie contre le mur d'une bâtisse voisine.

Quelques minutes s'écoulent, puis il sourit, se redresse et part à la rencontre d'une silhouette qui remonte la route en secouant la tête, à bout de souffle. Il déclare à l'autre homme qu'il va devoir redoubler d'efforts s'il veut avoir une chance de le battre. Il met un bras autour de l'épaule de celui-ci, lui rappelle qu'une bière est en jeu et ajoute qu'il sera bientôt temps de payer.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>5</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une pièce somptueusement décorée, des tapisseries sont suspendues aux murs et de superbes lampes à pétrole créent une ambiance chaude et reposante. Plusieurs divans mœlleux sont recouverts d'oreillers en soie et une élégante table trône au milieu de la pièce. La femme est assise à table, face à une autre femme. Elles sont bien habillées et leur style va de paire avec la pièce dans laquelle elles se trouvent. L'autre femme est blonde, contrairement à celle-ci dont les cheveux bruns sont savamment relevés sur la tête. Les femmes discutent sur un ton naturel et ont l'air de se connaître.

Bien qu'elles semblent apprécier la compagnie de chacune, le comportement de la femme blonde est empreint d'une certaine nervosité. Un petit rire ou bégaiement vient parfois la trahir, la faisant buter sur un mot simple. Elle affiche une attitude tantôt amicale, tantôt réservée.

Cette femme s'adosse au fauteuil et s'allonge légèrement. Une fois bien installée, elle tend doucement la main vers la main de l'autre femme. Leurs doigts s'entrelacent avec subtilité. La seconde femme ne termine pas sa phrase, prend une longue respiration et rougit. Mais elle ne bouge pas la main. Cette femme sourit et approche encore plus la main de celle de l'autre femme et la tient. Puis elle se lève, contourne la table pour rejoindre la femme blonde dont le visage affiche des sentiments mêlés de peur et d'envie.

Elle pousse un petit rire, prend la main de l'autre et la porte à sa bouche, tout en rougissant encore plus. Cette femme s'arrête, la regarde, les yeux brillants. Elle met la main dans sa chevelure blonde et en retire quelque chose pour la laisser tomber sur les épaules. Puis, elle se penche, effleurant de ses lèvres la joue de la femme blonde, posant sa bouche contre son oreille. Elle murmure et sa main se promène avec souplesse le long du corps de l'autre femme avant de s'arrêter à sa taille. La femme blonde frissonne et se penche vers cette main, ses yeux se ferment et sa joue s'appuie contre ces lèvres qui continuent de lui murmurer à l'oreille. La main de cette femme retire habilement une petite bourse du corset de l'autre femme et la place sous son manteau, en bas de son dos. Puis elle embrasse doucement la joue de l'autre femme et se relève, sans se départir de son sourire.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>6</ID>
      <DefaultText>Vous voyez quatre torches vacillantes, uniques sources de lumière, qui éclairent quatre visages tendus. Les membres du groupe échangent des propos virulents, se disputant au sujet de la direction à prendre, certains souhaitant rebrousser chemin tandis que les autres préfèrent continuer. Ils avancent prudemment dans la grotte humide et froide, tous les sens en alerte. Soudain, un membre du groupe, une elfe fantomatique, est projeté dans les airs avant de retomber violemment sur le sol, victime d'un piège.

Le groupe est maintenant encerclé par des squelettes tout droit sortis de leur tombe suite à l'intrusion de la vie dans leur environnement. Le groupe tente d'attraper ses armes, mais il est trop tard, les squelettes sont déjà là.

L'elfe victime du piège ouvre les yeux. Un autre membre du groupe tombe et manque de se faire empaler par une lance ancienne. Stimulée par l'adrénaline qui inonde ses veines, elle pousse un cri de rage et réagit étonnamment vite pour quelqu'un qui était encore inconscient quelques instants plus tôt. Les yeux blancs de peur, elle fait apparaître un mur de feu qui carbonise les squelettes et offre un sursis momentané au groupe. À bout de souffle, ils s'aperçoivent qu'une lumière orange vacillante a envahi le passage et préparent leurs armes. Cette fois, ils sont prêts. Les squelettes ne résistent que quelques minutes avant de s'écrouler.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>7</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un groupe d'aventuriers entourés de Xaurips qui les attaquent. Cet homme, qui se trouve au milieu de ses camarades, semble indifférent aux événements qui se déroulent sous ses yeux, voire détaché. Il chante et son expression traduit une certaine allégresse. Sa voix, puissante et profonde, résonne au milieu des combattants à l'instar d'un contrepoint dans le chaos ambiant.

À chaque phrase, le champ de bataille évolue. Ses alliés émettent une lumière bleue clignotante, pétrifiant les Xaurips qui les entourent. Un bûcher incandescent surgit du sol, transperçant, brûlant et décimant les créatures. Brusquement, un des Xaurips explose. Trois larves géantes sortent de son cadavre et attaquent les ennemis restants.

Captivé par la scène, l'homme continue de chanter. Enfin, les créatures sont éliminées et il n'en reste plus qu'une. L'homme chante toujours et en le voyant s'approcher, ses alliés reculent. Il attrape son marteau et le lance contre le Xaurip. Sa phrase se termine lorsque le marteau le frappe à la tête, ponctuant le sort et mettant un terme à sa chanson.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>8</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un jeune homme épier un vol de chevaux à travers des planches de bois. Il semble impressionné. Le voleur s'en va comme s'il était chez lui, tenant les chevaux en main, et lui fait un clin d'œil. Le jeune homme lui renvoie un clin d'œil pour acquiescer et applaudit en silence.

Après avoir rejoint l'autre côté de l'écurie, il se glisse dans un trou et détache trois autres chevaux, formulant quelques promesses à ses nouveaux protégés. Retrouvant son compagnon à l'extérieur, ils échangent un sourire triomphant.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>9</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une main ferme qui prend des notes à partir d'un livre ancien à l'aspect étonnamment robuste. L'écriture est précise et les images sont petites mais distinctes. Le moine feuillette les pages du bout des doigts à la recherche de quelque chose. Le manuscrit est ancien, presque illisible, mais il persévère, transcrivant le livre, page après page, pour le rendre plus compréhensible. Soudain, il se met à écrire plus vite, les yeux écarquillés, et son écriture devient plus confuse sur la page éclaboussée d'encre. Dans un sursaut, il se lève et ferme le livre, faisant voler la poussière à travers la pièce, puis il affiche un large sourire.

Il se précipite vers la sortie, ses notes sous le bras, prêt à se lancer dans une nouvelle aventure.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>10</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une clairière boueuse où la pluie tombe à grosses gouttes. Un homme est étendu sur le dos, dans la boue, ses mains maintenant ouverte la gueule d'un énorme stelgaer qui le domine, les pattes antérieures de la bête posées sur sa poitrine. Une forte pluie tombe sur eux et rythme les grognements des deux adversaires. Un stelgaer mort gît non loin d'eux et les marques du combat acharné que l'homme a livré contre lui sont visibles sur le corps de celui-ci. Ses vêtements sont déchirés et des lambeaux pendent par endroits. Ses bras et ses jambes sont recouverts de morsures et de griffures. Une énorme entaille traverse son front et un mélange de sang et d'eau coule sur son visage avant de tomber dans la boue. L'homme doit rassembler toutes ses forces pour empêcher la mâchoire de la bête de se refermer.

Il regarde autour de lui et ses yeux finissent par se poser sur une grande hache abandonnée juste derrière lui. La pluie la recouvre progressivement d'eau boueuse. Il regarde tour à tour le stelgaer puis la hache en affichant un sourire déterminé. Ses bras tremblent, il lui semble impossible de résister plus longtemps à la bête. Il inspire profondément et enroule sa main droite autour de la mâchoire inférieure du stelgaer, puis sa main gauche lâche son emprise, ce qui libère le haut de la tête de la bête. La gueule du stelgaer claque sur sa main droite tandis que sa main gauche attrape le manche de la hache. Le stelgaer grince des dents et tente de se libérer de l'emprise de l'homme, du sang coulant de la gueule de l'animal sur le visage de l'homme. Dans un grognement qui se transforme rapidement en cri de douleur, l'homme tire sur sa main droite tout en faisant tourner sa hache alors que la tête de la bête se rapproche dangereusement de lui. La lame de l'arme transperce le cou du stelgaer qui se met à gémir en ouvrant la gueule pour tenter d'échapper à l'emprise de l'homme.

Avant que le stelgaer ne lâche sa main mutilée, l'homme tente de toutes ses forces de le neutraliser en utilisant la résistance de la bête pour se hisser en position assise. Il lui assène un nouveau coup de hache dans le cou. Puis un autre. Et un dernier qui libère simultanément sa main et la tête de la bête. Il prend alors appui sur sa main pour amortir sa chute. Sa main heurte le sol avant qu'il ne tombe dessus de tout son poids en laissant échapper un deuxième cri de douleur. Hors d'haleine, il lève sa main mutilée pour évaluer les dégâts. Le petit doigt a disparu. Il a dû être projeté quelque part dans la boue. Les deux doigts suivants sont déformés, cassés et déchirés. Seuls quelques maigres lambeaux de chair les relient encore à sa main. En soupirant, il attrape les deux doigts pendants avec sa main gauche.

Il serre les dents et tire.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>11</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une jeune femme debout avec en arrière-plan une vaste plaine herbeuse. La lune donne des reflets argentés à son visage et elle regarde le radeau en bois qui est à ses pieds.

Le corps d'une femme plus âgée y est étendu, les bras croisés sur la poitrine et les yeux fermés. Son visage est aussi gris que celui de la plus jeune femme, et sa tête présente les mêmes protubérances, mais la ressemblance s'arrête là.

La plus jeune femme s'empare d'un pendentif accroché autour du cou de son aînée et le met autour du sien. Le médaillon de platine représente un croissant de lune englouti par une vague, le symbole de la déesse Ondra.

La femme pousse le radeau et le courant l'emporte. Elle reste là, au bord de l'eau, jusqu'à ce que le radeau disparaisse, une larme argentée roulant sur sa joue.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>12</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un jeune homme attaché à une table en bois se contorsionner en criant. Au-dessus de lui, une machine crépite et de minuscules éclairs caressent sa silhouette décharnée. Trois mages aux yeux blancs chantent autour de lui, les mains levées pour bénir leur victime agonisante. La scène se poursuit encore un certain temps, puis les cris cessent, remplacés par des sanglots rauques et lancinants, et le silence s'installe. Une femme à la chevelure argentée entre, embrasse le jeune homme sur le front et pose sur lui les mains apaisantes et cajolantes d'une mère. Il se tait, incapable de parler ou de crier, et attend une mort qu'il ne verra jamais.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>13</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une silhouette sombre se déplacer rapidement dans une pièce, saisissant des objets avant de les placer dans un sac. Le désordre règne dans la pièce. Au milieu de celle-ci, l'elfe est allongée par terre. Sa respiration faiblit, elle suffoque et des larmes coulent sur son visage. Sa tête s'incline lentement sur le côté et son attention est attirée par un bruit à l'autre bout de la pièce. Elle regarde la silhouette se déplacer et retirer tous les objets de valeur d'un coffre.

Elle lève doucement les mains posées sur son ventre et les porte au niveau de son visage. Sa tête tremble légèrement alors qu'elle se retourne pour regarder ses doigts recouverts de son propre sang. Sa respiration ralentit à nouveau et elle pousse un gémissement sourd. La silhouette sombre s'arrête et se retourne pour la regarder, lui sifflant quelque chose.

La silhouette retourne auprès de l'elfe et se met au-dessus d'elle, inclinant la tête comme si elle avait oublié sa présence avant ce gémissement. La silhouette s'agenouille près d'elle, fixe ses yeux troubles et tend une main vers son ventre. Sans un mot et sans détourner le regard, la silhouette enfonce deux de ces doigts dans la plaie béante de son abdomen. Elle pousse un cri sourd et la douleur se lit sur son visage. En quelques instants, son corps tout entier s'affaisse, elle succombe à la douleur et s'évanouit. Debout, la silhouette la regarde une dernière fois, puis lui crache dessus avant de s'en aller.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>14</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une fine silhouette parcourir furtivement le foin d'une vieille écurie. Entre les planches cassées, son couteau scintille au clair de lune. À l'approche de la silhouette, les chevaux s'agitent nerveusement. Il les calme et coupe à la hâte trois lanières en cuir, prenant en main les chevaux paniqués pour les guider vers l'extérieur d'un pas décidé. Puis, en un clin d'œil, il tourne et se volatilise. Il sera déjà à une demi-journée de marche d'ici lorsque le vol sera découvert.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>15</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un homme parcourant les marchandises d'un étal situé à proximité d'une place de marché animée. L'elfe se tient à côté d'un bâtiment voisin et semble regarder au loin. Malgré son apparence calme, voire nonchalante, elle a les yeux rivés sur un homme de l'autre côté de la rue. Le regard fixe, elle ne peut s'en détacher. Lorsqu'il a terminé de parcourir les marchandises, il descend la rue, regardant de chaque côté. Elle le laisse se fondre dans la foule, puis se redresse et le suit, sans le perdre de vue, sans l'approcher de trop prêt pour ne pas qu'il la voit.

Enfin, il tourne dans une rue latérale et se dirige vers une belle demeure dotée d'une entrée privée. Elle s'approche prudemment, le regardant ouvrir les différents verrous de la porte. Lorsque c'est chose faite et que la porte s'ouvre, elle s'avance. En l'entendant, l'homme se retourne. Elle le fixe du regard et ses yeux semblent lancer des éclairs. Il se raidit, les yeux vitreux.

Elle sourit, lui tend la main pour lui dire bonjour et jette un coup d'œil dans sa maison. Il lui prend la main comme s'il était en transe, le visage pâle, sans la reconnaître. "J'ai hâte de voir tout ce que vous allez me donner", dit-elle sur le ton de la conversation avant de le guider dans la maison, regardant par-dessus son épaule pour s'assurer que personne ne les voit.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>16</ID>
      <DefaultText>Vous voyez la proue d'un navire se fracasser contre le pont d'un vaisseau de transport d'épices vailien pour l'accoster. En un instant, des pirates affublés de boucles d'oreille abordent le vaisseau et se déchaînent avec une grande violence. Les membres d'équipage sont jetés par-dessus bord. Le capitaine arrive et la chasse commence, tandis que l'eau se met à envahir le vaisseau marchand endommagé. Les plus grandes caisses sont laissées de côté au profit des plus petites, plus légères, ainsi que des jarres. Le capitaine reste planté là, de l'eau jusqu'aux chevilles, attendant que tous les membres de son équipage aient regagné leur navire avec leur butin. Après les avoir comptés, il prend son élan et s'agrippe au bastingage pour se hisser à bord tandis que le vaisseau marchand est englouti par l'océan. Les applaudissements de l'équipage s'accompagnent de bruyantes acclamations et d'éclats de rire, puis chacun se met à trier les précieuses épices vailiennes. Le Fancington va festoyer ce soir.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>17</ID>
      <DefaultText>Vous voyez cet Orlan qui se fraie prudemment un chemin dans un sombre couloir en pierre. Il a les yeux écarquillés et regarde constamment par-dessus son épaule, chaque bruit le faisant sursauter. Il semble paré pour l'aventure, mais son armure est mal ajustée et son sac glisse constamment de son dos. Derrière lui, un autre bruit se fait entendre. Il se retourne, scrutant l'obscurité afin d'y détecter la source. Il se tient là pendant quelques secondes, retenant son souffle et observant.

Il soupire de soulagement en voyant que rien ne se passe et se retourne pour reprendre sa route. Son sac glisse de son épaule, laissant échapper des ustensiles de cuisine qui dégringolent avec fracas dans le couloir. Il se fige et prête une nouvelle fois l'oreille. Derrière lui, des bruits de pas retentissants se font entendre. Il pousse un petit cri aigu et tente d'échapper à la créature qui s'approche, trébuchant sur ses ustensiles éparpillés. Les bruits de pas s'accélèrent et l'Orlan pousse un nouveau cri, tout en se hâtant. Derrière lui, un grognement guttural se fait entendre. Il se retourne et voit un ogre surgir de l'obscurité. Son petit cri se transforme en hurlement. Il baisse la tête et s'enfuit en courant. L'ogre trébuche à son tour sur les ustensiles éparpillés et beugle de douleur, ralentissant pour regarder son pied tout en poursuivant à cloche-pied. Paniqué, l'Orlan se prend les pieds dans un fil de détente tiré dans le couloir qu'il n'avait pas remarqué. Il tombe à terre, roule un peu avant de finir sur le dos. Il relève légèrement la tête et scrute le couloir. L'ogre a retrouvé sa foulée normale et court vers lui, la main tendue, bien décidé à l'attraper. Mais ni l'Orlan ni l'ogre ne remarquent la hache de combat qui, malencontreusement déclenchée par l'Orlan, se rapproche.

La hache vient se loger dans le visage de l'ogre, mettant fin à sa course, main tendue. Du sang s'écoule de son visage avant de tomber sur le sol. L'Orlan regarde, les yeux écarquillés, l'ogre se débattre, retirant lentement la hache dans un bruit sourd. Il vacille et tombe, déclenchant un dernier petit cri chez l'Orlan qui recule pour éviter que l'ogre ne l'écrase. Après avoir repris ses esprits et réalisé ce qui venait de se passer, l'Orlan enjambe le corps de l'ogre et court vers la sortie.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>18</ID>
      <DefaultText>Vous voyez deux hommes marchant lentement dans un couloir en pierre. Ils se déplacent prudemment, regardant régulièrement derrière eux. Cet homme est l'un d'eux. Il s'arrête, portant un morceau de parchemin au plus près de son casque éclairé pour le lire, tandis que l'autre continue de marcher en regardant par-dessus son épaule. Au milieu d'une phrase, le premier homme lève les yeux de son parchemin et s'arrête. Son expression passe de la prudence à la peur. Il lance un avertissement en criant, mais il est trop tard. Surgi de l'ombre, le Xaurip se précipite vers l'avant et enfonce sa petite épée dans le ventre de l'autre homme. Il pousse un cri aigu, visiblement choqué par ce qui se passe, et recule rapidement, laissant l'épée dépasser de l'abdomen de l'homme.

Le parchemin tombe de ses mains, il bondit vers l'avant, empoignant son ami alors qu'il s'écroule. La blessure est bénigne. La lame ne s'est pas beaucoup enfoncée dans sa chair. L'homme regarde à nouveau la pièce pour y déceler un éventuel mouvement. Rien ne resurgit de l'ombre et il s'avance. La détermination se lit sur son visage. Son épée et son bouclier sont prêts. Le couloir s'élargit et alors qu'il s'enfonce, un gémissement se fait entendre dans l'obscurité, à l'autre bout de la pièce. Il ralentit, avançant doucement en direction de la source du gémissement.

Dans la lumière, il distingue un Xaurip adossé au mur, tenant du bras un plus petit Xaurip derrière lui. Le plus grand Xaurip s'est interposé entre lui et le plus petit, soucieux de protéger l'enfant. L'homme n'affiche plus un air déterminé. Il abaisse son bouclier et rengaine son épée. En levant les mains, il recule lentement, laissant le Xaurip avec son petit. Alors que la pièce se rétrécit dans le couloir, il s'arrête. Il fouille dans son sac et en sort quelques rations qu'il place au sol avant de retourner auprès de son ami.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>19</ID>
      <DefaultText>Vous voyez trois garçons humains marcher dans une rue en se bousculant et en plaisantant. Soudain, l'un d'eux désigne la route. Ils s'arrêtent et se regardent.

Une Orlane plus jeune et plus petite qu'eux est la cible de leur attention. Elle se dirige vers le marché en jouant avec des pièces qu'elle fait passer d'une main à l'autre. Les garçons la rattrapent rapidement, la contournent dans la foule et forment une ligne pour lui barrer la route dans un recoin sombre, à l'écart de la principale rue passante.

Ils l'accusent d'avoir volé les pièces, mais elle proteste en affirmant qu'elle est innocente. Ils menacent de la dénoncer aux autorités si elle ne leur donne pas les pièces, prétextant que cet argent leur permettra d'aider trois malheureux. Un des garçons tente de s'emparer des pièces, mais elle retire sa main. Il lui donne un petit coup sur la tête, lui attrape la main, la force à l'ouvrir et s'empare des pièces. Les garçons ricanent, la remercient, puis disparaissent dans la foule.

L'Orlane regarde autour d'elle, les yeux embués de larmes. Elle aperçoit un membre de la garde et se précipite sur lui pour lui expliquer qu'elle vient d'être victime d'un vol. Impassible, le garde refuse de l'aider au prétexte qu'elle risque de laisser une telle scène se reproduire. Elle proteste en lui rappelant que son rôle est de l'aider, mais le garde n'en démord pas.

Elle le fixe un moment, furieuse. Puis, sans un mot, elle se retourne et s'en va, le visage déterminé.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>20</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un navire ballotté au gré d'une mer déchaînée. Les vagues montent et descendent, emportant le bateau avec elles comme s'il s'agissait d'un simple jouet. L'homme est debout sur le pont, à la barre du navire, alors que l'eau l'assaille de partout. L'équipage s'active dans tous les sens, s'efforçant de garder le contrôle de la situation. Il leur donne des ordres en criant, leur indiquant où aller et attribuant une tâche à chacun. Les ordres donnés semblent calmer les hommes, malgré l'expression de détresse qui se lit sur leur visage.

Il ordonne au timonier de reprendre son poste et se précipite pour aider un membre d'équipage aux prises avec le bout d'une des voiles. Le navire se hisse au sommet d'une vague, se dressant quasiment à la verticale dans un sens, puis dans l'autre. Plusieurs hommes sont projetés à terre et glissent sur le pont du navire qui se balance.

Une fois la vague passée et le navire en position presque normale, l'homme parcourt des yeux le pont, comptant en silence. Dieu merci, aucun homme n'est porté disparu, cette fois. Il regarde dans la direction vers laquelle ils font route, ne distinguant aucune accalmie de la tempête qui fait rage. Sa mâchoire carrée et sa lèvre supérieure se raidissent. Il retourne à la barre et reprend les commandes.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>21</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un homme au milieu de la forêt, adossé à un arbre. Il a la tête tournée et tend l'oreille. Il tourne la tête de l'autre côté et glisse doucement le long de l'arbre pour finir par s'accroupir. Il se déplace prudemment vers l'avant, sous couvert de l'ombre. Sans faire de bruit, il pose délicatement les pieds entre les brindilles et les feuilles.

Un grognement vient rompre la tranquillité matinale et des bruits de pas semblent se rapprocher de lui. Il tend la tête autour du tronc d'un arbre et épie sa cible. Il tourne autour de l'arbre, en le maintenant entre lui et sa proie. Les bruits de pas se font plus proches et au grognement s'ajoute un reniflement.

Serré contre l'arbre, il ne bouge pas et attend. Puis, avec une grâce presque irréelle, il s'écarte de l'arbre et le contourne par la droite, courant pratiquement le long de son tronc et flottant. Il atterrit devant le sanglier qui fouille du groin la clairière et lui plante rapidement son couteau dans le cou. Avant même que l'animal surpris ne réagisse, il lui saute sur le dos, serre ses genoux contre ses flancs et agrippe les poils de sa nuque. L'animal se cabre, essayant d'échapper à son attaquant, mais l'homme tient bon et attend l'inévitable, se réjouissant du festin durement gagné qui l'attend, et réfléchissant aux herbes aromatiques qui viendront rehausser les saveurs naturelles du sanglier.

Au bout de quelques secondes, la lutte s'achève, et l'excitation retombe, remplacée par l'insatiable appétit qui l'a conduit ici. Elle est retombée encore plus vite que la dernière fois, et déjà, il réfléchit à la manière de l'accompagner.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>22</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un homme fatigué ouvrir lentement la porte d'une maison. Il entre, délace ses bottes, se frotte les tempes et entre dans une grande cuisine en affichant un sourire qui illumine son visage. Il lance un appel tout en se coupant du pain. Pour toute réponse, il entend seulement un léger grincement de la maison. Il se pince les lèvres et sort à pas feutrés de la cuisine pour rejoindre une grande pièce où se dresse un escalier. Tout en mâchant lentement, il emprunte l'escalier, une marche après l'autre, et appelle à nouveau. Pas de réponse. À l'étage, son corps se fige lorsqu'il entre dans une des chambres. Il n'y a rien sur le lit, à part des jouets. Il presse le pas pour vérifier les autres chambres et ses appels sont de plus en plus insistants. Toujours pas de réponse. Sa fatigue s'est envolée pour céder la place à la panique. Il fouille les armoires, les baignoires, tous les endroits où un enfant pourrait se cacher. Rien. Puis il trouve une lettre près de la porte qu'il vient de franchir, avec un étrange symbole sur le cachet de cire. Il a déjà vu ce symbole.

Il s'écroule le long du mur en tremblant. Personne ne le voit pleurer.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>23</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un sourire se dessiner sur les visages d'un homme et d'une femme plus jeune que lui. Elle s'approche à la lueur de la bougie, d'un pas lent et assuré, sentant l'impatience sur la langue de l'homme et le désir sur la sienne.

La bougie coule, projetant une lumière mêlée de brun et de jaune sur les yeux multifacettes de l'homme. La femme s'assoit, subjuguée par les cornes luminescentes et la peau bleue de l'homme. L'étrangeté de celui-ci la laisse sans voix, sans que vous sachiez si cet état est dû à la fascination ou à l'horreur. Il tend une main vers elle en suivant la courbe de sa mâchoire tandis que des murmures résonnent dans l'air, tentants et cajolant. Quelque chose se brise en elle, et le sourire de l'homme disparaît lorsqu'il commence à lécher la courbe de sa gorge.

"Ce dont nous avons parlé... votre mari-"

"Je ne devrais pas. Il serait ruiné." Légère protestation.

L'homme agite son index vers elle, traçant d'un air enjoué une ligne avec son doigt sur toute la longueur de son torse, déclenchant une torsion chez elle. Il s'immobilise. Elle halète.

"C'est pas juste ! C'est, c'est de la triche !" Elle boude comme un enfant.

"Pas si nous décidons des règles." L'homme fait un clin d'œil et reprend sa caresse.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>24</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un homme s'élever dans les airs avant de se fracasser bruyamment contre le mur. Il ne se relève pas. Son agresseur, un robuste guerrier au sourire carnassier, se retourne et neutralise un autre assaillant en lui assénant un coup de poing dans l'estomac. Coups de coude, coups de genou, coups de poing et coups de pied s'enchaînent alors à travers le bar sans le moindre signe d'apaisement en vue. L'homme est dans son élément.

Dans un coin, trois hommes de plus petite taille parlent tranquillement en lançant des regards noirs à la brute imposante qui se déchaîne au centre de la pièce. Tout en riant, celui-ci fracasse une chaise sur un crâne tatoué. Les trois hommes se postent à différentes endroits de la pièce, et après avoir échangé un signe de tête, ils chargent. Malheureusement pour eux, la brute les voit venir. Quelque chose brille dans ses yeux et les trois hommes s'effondrent de douleur.

La brute s'incline devant la pièce jonchée de corps inconscients et blessés avant de sortir tranquillement.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>25</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une grande foule massée au milieu d'une cour. Cet homme se tient au milieu, le manteau remonté jusqu'au cou. La foule s'est rassemblée autour d'une estrade et regarde, immobile, deux gardes de la ville y accompagner un homme. L'homme, dont les mains et les pieds sont enchaînés, arbore un noble port et ne daigne pas jeter le moindre regard à la foule.

L'homme remonte davantage son manteau sur son visage et se retourne pour partir, arrondissant le dos pour ne pas être vu. Sur l'estrade, un crieur public déroule un parchemin dont il entame la lecture, mais l'homme n'y prête pas attention, bien décidé à quitter la cour. Le crieur hausse la voix et dans la foule, des voix s'élèvent pour donner plus de force à chacune de ses phrases. Railleries et cris fusent et chaque fois, l'homme en manteau sursaute et baisse les épaules. Il se détache de la foule et rejoint le bord de la cour alors que le crieur arrive au terme de sa proclamation. Exception faite de quelques cris occasionnels, la foule se tait à nouveau. L'homme se retourne pour regarder l'estrade et voit son père agenouillé devant le billot, la nuque dénudée.

Le bourreau prend place et lève sa hache pour frapper. L'homme se retourne brusquement, incapable de regarder. S'ensuit un bruit sourd, puis la foule acclame et applaudit. Il prend appui contre le mur, se calme et se redresse. D'un pas déterminé, il s'en va, loin de la foule et de son héritage.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>26</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un groupe d'aventuriers entourés de Xaurips qui les attaquent. Cet homme, qui se trouve au milieu de ses camarades, semble indifférent aux événements qui se déroulent sous ses yeux, voire détaché. Il chante et son expression traduit une certaine allégresse. Sa voix, puissante et profonde, résonne au milieu des combattants à l'instar d'un contrepoint dans le chaos ambiant.

À chaque phrase, le champ de bataille évolue. Ses alliés émettent une lumière bleue clignotante, pétrifiant les Xaurips qui les entourent. Un bûcher incandescent surgit du sol, transperçant, brûlant et décimant les créatures. Brusquement, un des Xaurips explose. Trois larves géantes sortent de son cadavre et attaquent les ennemis restants.

Captivé par la scène, l'homme continue de chanter. Enfin, les créatures sont éliminées et il n'en reste plus qu'une. L'homme chante toujours et en le voyant s'approcher, ses alliés reculent. Il attrape son marteau et le lance contre le Xaurip. Sa phrase se termine lorsque le marteau le frappe à la tête, ponctuant le sort et mettant un terme à sa chanson.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>27</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une clé tourner doucement mais sûrement, puis vous entendez un déclic fantomatique et la porte s'ouvre vers l'intérieur. Deux silhouettes entrent et referment la porte derrière elles avant de commencer à rôder. La quête des voleurs est fructueuse puisqu'en peu de temps, ils s'emparent d'un grand nombre de documents et de bourses en velours aux formes étranges. Leurs mains remplissent rapidement les poches et les sacs.

La porte s'ouvre en bas de l'escalier et tout se fige. On entend des pas. Et un petit rire fatigué. Les yeux écarquillés et le souffle court, les voleurs vident leurs poches de tout contenu superflu et replacent à la hâte tout ce qui peut faire du bruit. En bas, le silence règne, puis on entend des pas dans l'escalier. Une voix appelle. Un des voleurs s'éloigne en rampant et l'autre gesticule pour lui ordonner de revenir. Il continue et s'accroupit devant la rampe de l'escalier. Il voit une chaussure et pousse sa propriétaire. La femme tombe en poussant un cri.

La deuxième voleuse jure, attrape son frère et ils s'enfuient en emportant tous les objets de valeur qu'ils trouvent sur leur passage.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>28</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une bande d'elfes avancer prudemment dans les sous-bois, les mains sur leurs armes et les yeux rivés sur le sol de la forêt. Ils se déplacent en silence, avec fluidité. Le groupe est aguerri à l'art de la chasse. Au loin, un bruit sourd effraie les oiseaux qui s'envolent à l'unisson. Le groupe poursuit alors dans sa direction. À l'avant, un archer part en reconnaissance, si tendu qu'il en tremble. En sautant par-dessus une racine saillante, il lève la main et le groupe s'arrête pour se mettre à couvert derrière des troncs noueux.

Après un moment de silence, la forêt se réveille pour les accueillir. La créature est énorme, deux fois plus grande que n'importe quel elfe, et ses lianes interminables se jettent sur ses assaillants en agrippant leurs chevilles, leurs bras et leurs jambes. Un elfe est violemment projeté contre un des arbres. Un autre glisse, saute pour éviter les lianes qui serpentent autour de lui, mais avant qu'il n'ait le temps de réagir, une liane s'enroule autour de sa taille. Les flèches de l'archer fusent pour donner à ses compagnons le temps de récupérer. Un hurlement surnaturel retentit lorsqu'une rapière tranche les bras d'une des créatures, momentanément immobilisée. L'archer en profite pour allumer des flèches humides. La monstrueuse masse de lianes hurle sous les flammes en s'attaquant à tout ce qu'elle trouve à sa portée. Deux elfes s'écroulent, inconscients. Un autre meurt, le crâne transpercé.

La créature finit par s'effondrer, mais personne ne se réjouit. Le groupe rassemble tristement les morts et les blessés.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>29</ID>
      <DefaultText>Vous l'entendez avant de la voir. Un cri retentit, puis le corps ensanglanté et disloqué d'une femme se fracasse sur le sol. Une autre tombe à votre droite, paralysée par une force incontrôlable, avant d'être coupée en deux par une lame magique. Au-dessus, deux cadavres sont emprisonnés dans une toile, enveloppés dans un cocon et dévorés par des araignées géantes. Juste en dessous se tient un homme, tétanisé par la peur et le chagrin. Il ne voit pas l'araignée qui descend en silence le long d'un fil épais. Un homme se lance à son secours juste à temps, mais il ne parvient pas à esquiver l'araignée. Celle-ci s'empare vivement de lui et plante deux crochets aussi gros que des cornes de taureau dans son abdomen. L'homme pousse un terrible cri.

Un autre homme ricane en concoctant ses sorts dans une nuit placée sous le signe de la mort et de la trahison.

Le dernier homme, celui qui a été sauvé, se relève et s'enfuit, la gorge endolorie par les cris et les yeux remplis de panique et de larmes. Il tourne la tête et son regard se pose sur une femme, défigurée par la mort, qui porte au doigt un anneau identique au sien. Puis il se dirige vers la sortie sans se retourner.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>30</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une foule qui descend la rue étroite d'une ville. Ils se moquent et chahutent une femme qui marche devant eux, le dos droit et l'air austère. Certains lui lancent des fruits et des petits cailloux tandis que d'autres lui crient dessus. Ses bras pendent le long de son corps, immobiles. Au dire de tout le monde, elle semble détachée et son visage n'exprime aucune émotion. Ses mains, serrées au point de blanchir ses articulations, la trahissent.

Ses tourmenteurs la suivent jusqu'à une petite place de marché situé à la lisière de la ville. Son visage reste impassible malgré les railleries toujours plus violentes et plus haineuses dont elle est la cible. Ils rejoignent la périphérie de la ville et un homme se détache de la foule, un grand parchemin à la main. Il fait taire tout le monde et demande à la femme de se tourner vers lui. Elle s'exécute lentement, se faisant un devoir de fixer tous ceux qui osent croiser son regard.

L'homme déroule le parchemin et le lit à haute voix. Il détaille ses infractions, lui fait part des problèmes qu'elle a provoqués ainsi que la liste des personnes qu'elle a blessées. Il lui demande ensuite si elle a quelque chose à ajouter avant d'être définitivement bannie. Elle le fixe du regard, le visage impassible. Puis, sans dire un mot, elle tourne les talons pour s'en aller.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>31</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un jeune garçon roux, presque adulte, sur les traces d'une panthère noire, armé d'un affreux poignard courbe. La panthère se déplace d'un pas léger, sautant de rocher en rocher, inconsciente du danger qui la guette. Elle bondit dans un arbre et tourne ses yeux verts vers le garçon, d'un air rieur. En un éclair, la panthère disparaît. Le garçon jure et le doute l'envahit.

Mais il continue. Il marche depuis des jours, traquant une proie qu'il ne semble jamais trouver. Il ne s'accorde que peu de sommeil, quelques heures à la fois avant de poursuivre, épuisé et affamé. Un autre jour passe et il tue un lapin. Ses immenses yeux bruns semblent presque s'extasier lorsqu'il lui tranche la gorge d'une oreille à l'autre et commence à le manger tout cru. Il grimace en avalant la viande dure tandis que du sang coagulé coule sur son menton.

Couvert de sang séché et épuisé, il s'endort sous un affleurement rocheux voisin, déterminé à reprendre sa chasse dès son réveil. Il n'a pas à attendre bien longtemps : un reniflement retentit dans le sous-bois voisin et ses yeux s'ouvrent instantanément, une petite main sur sa lame. Le grand ours noir, qui fait presque trois fois sa taille, le jauge et repart. Le garçon s'empare de son poignard, les articulations blanchies et le souffle court tandis que des frissons nerveux lui parcourent le corps.

Il lui faut presque une journée entière pour parvenir à ses fins avant de s'écrouler, les bras pendant mollement le long de son corps. Il appelle d'une voix enrouée et faible. Trois hommes apparaissent derrière l'affleurement rocheux, gonflés de fierté. Maintenant qu'il n'est plus un enfant, le jeune homme commence à dépecer l'ours avec leur aide.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>32</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une femme qui regarde le corps d'un homme allongé sur le sol, devant elle. Son expression est vide et son corps apathique. Elle plonge la tête vers l'avant et ferme les yeux. Ses jambes se dérobent sous elle. Alors qu'elle s'effondre, sa main droite s'ouvre et laisse échapper un objet en fer qui atterrit sur la jambe de l'homme mort avant de rouler vers la mare de sang qui s'écoule de son visage méconnaissable.

La femme se met à trembler et fait un bond, laissant penser qu'elle explose de rire. Ses épaules frissonnent et ses mains touchent son visage, sans bruit, si ce n'est celui de sa respiration hoquetante. Puis, tout à coup, elle rejette la tête en arrière et pousse un hurlement.

Son souffle s'accélère. Elle le retient et redresse la tête. Les yeux pleins de désespoir, elle regarde autour d'elle, tout en continuant de retenir son souffle. Elle se relève, se retourne, court dans l'autre pièce et pousse à nouveau un hurlement. Son hurlement se transforme en gémissement et elle répète inlassablement, "Non !". Elle se dirige vers les trois corps allongés dans un coin, un homme et deux petits garçons âgés d'environ six ans. Elle se jette sur eux, les serre et pleure. Aucun son ne sort de sa bouche si ce n'est ce "non" avant qu'elle ne s'évanouisse, la main de l'homme dans la sienne.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>33</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une femme magnifiquement vêtue. Ses yeux lancent des éclairs tandis qu'elle interroge une loque tremblante à ses pieds. En fouillant sa poche, sa main s'enroule autour de quelque chose et elle sourit. Quelques instants plus tard, elle presse le pas dans une ruelle boueuse. Tout à coup, elle se retrouve nez à nez avec eux. Les combats ne s'éternisent pas. Elle neutralise facilement ses adversaires, puis examine attentivement leurs visages et leurs vêtements, sans toutefois trouver ce qu'elle cherche. Déçue, elle poursuit son chemin, mais pas assez vite pour échapper à un Orlan qui l'attaque par derrière. Un sceau scintille malicieusement au doigt de celui-ci. En le voyant, les yeux de la femme s'illuminent et elle se contorsionne pour esquiver un coup... Finalement, ce voyage n'aura peut-être pas été vain.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>34</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une pièce enveloppée d'une obscurité épaisse et suffocante. Au milieu de cette pièce trône une estrade en pierre gravée d'un symbole. Six petites plates-formes, situées à environ un mètre et demi l'une de l'autre et arborant une rune identique, décrivent un cercle autour de l'estrade. Un homme se tient à l'extérieur du cercle, penché au pied d'une des plates-formes. A l'aide d'un petit couteau, il gratte la peinture utilisée pour dessiner le symbole.

Il se redresse, se dirige vers l'estrade et répète l'opération sur le symbole suivant. Il regarde autour de lui et son regard est attiré par un joli bol contenant un peu de poudre. Il fouille dans sa robe, en retire une poignée de quelque chose qui ressemble à de la boue avant de la verser dans le bol. Il prend un sceptre décoratif dont il se sert pour mélanger la boue et la poudre, puis nettoie l'extrémité du sceptre à l'aide d'une robe accrochée au mur.

Derrière une porte fermée située de l'autre côté de la pièce, des voix se font entendre. Après un dernier coup d'œil, l'homme se dirige rapidement vers l'autre sortie, s'en allant au moment où l'autre porte s'ouvre pour faire entrer des hommes en robe, prêts à accomplir leur rituel. Il se cache, regardant au travers des rideaux tirés dans l'encadrement de la porte.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>35</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un homme seul, accroupi et dissimulé derrière des arbustes. Ses yeux sont rivés sur une magnifique et terrible délemgane qui ronfle les yeux à demi ouverts. Un oiseau au superbe plumage bleu et orange est posé sur son épaule et trille doucement. L'homme est sous le charme. Tremblant et hésitant, il se lève, mais le silence est rompu par le cri d'effroi lancé par l'oiseau. La délemgane esquisse un sourire et lui fait signe avec ses doigts semblables à des brindilles.

Elle ne dit rien lorsque l'homme approche en laissant échapper des sons de respect et d'admiration. Elle attend, timide et séduisante, et avec une lenteur angoissante, il apparaît devant elle. C'est alors que tout bascule. En apercevant quelque chose à la ceinture de l'homme, elle se met à siffler, ses doigts se transforment en griffes et ses yeux deviennent noirs de haine. Le temps qu'il tente d'attraper sa hache ou son grimoire, elle a déjà frappé... et disparu. L'homme est à terre, frissonnant. Il parvient malgré tout à attraper son grimoire et commence à chanter, mais les mots, les vocables d'un langage magique tout droit sortis de son imagination et griffonnés à la hâte, sonnent creux. Le silence s'installe. Il se tourne et adresse un haussement d'épaules à quelqu'un ou quelque chose, mais s'il y a quelque chose, vous ne le voyez pas.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>36</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un homme debout sur un quai. Des marins, des soldats et des prostituées s'agitent autour de lui tandis qu'il regarde un navire disparaître à l'horizon.

Il devrait s'estimer heureux que ses hommes ne lui aient pas ôté la vie en plus de son navire, mais l'échec est presque aussi terrible que la mort pour un vailien. Et les dieux savent qu'il n'a pas connu davantage de succès dans ses affaires familiales.

Il est presque soulagé de voir le dernier témoin de ses échecs voguer au loin, lui épargnant ainsi de devoir retrouver son père et d'admettre une nouvelle fois sa défaite. En outre, avec un peu d'intelligence et de flair, il est toujours possible de se remettre en selle.

Il attrape sa fiole et boit une longue gorgée. Il y réfléchira plus tard. Il ajuste le bandeau qu'il porte sur l'œil et repère la tour de la maison close. Il pense à la soirée qui l'attend et un large sourire se dessine sur son visage.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>37</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une elfe au teint si pâle qu'elle est quasiment invisible dans la neige. Elle est emmitouflée dans une fourrure blanche, le regard inquiet. Elle se déplace rapidement, presque sans laisser de traces, et lance des petits coups d'œil derrière elle. Un hurlement retentit, rapidement suivi d'un deuxième puis d'un troisième, et elle perd le fil de sa prière en se mettant à courir dans le vent. Les loups gagnent rapidement du terrain et se rapprochent dangereusement d'elle. Elle cherche son grimoire, mais il est attaché dans son dos avec des lanières de cuir.

En jurant, elle change de direction pour rejoindre un affleurement de glace. Elle les entend maintenant, leur souffle chaud grésillant dans l'air glacé. À bout de souffle, elle essaie de courir plus vite, le nez plissé par la sueur froide et moite qui coule le long de son visage. Elle pousse un cri de soulagement en atteignant l'affleurement, puis elle disparaît. Elle se laisser tomber dans la petite ouverture en produisant un bruit sourd et retient son souffle pendant que les loups la cherchent, en vain. Elle frissonne, de froid et de peur, et essaie de patienter.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>38</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une pièce mal éclairée et décorée avec extravagance. Des oreillers en brocart de soie couvrent le sol autour d'un vaste divan habillé de velours. Un homme est assis sur le divan, la chemise débraillée et à moitié boutonnée. Une elfe, vêtue avec autant d'extravagance que les lieux qui l'entourent, se tient derrière lui.

Ses hanches se balancent doucement et elle danse autour de l'homme tout en commençant à chanter. Il la regarde les yeux troubles, l'ivresse voilant sa vision. Il sourit, fredonnant de manière discordante avec elle. Ses paroles sont à peine audibles, mais alors qu'elle monte le ton, les lumières de la pièce semblent s'estomper et tout semble se troubler. Elle pose les mains sur le visage de l'homme, ne chantant que pour lui, les fait glisser sur ses épaules, puis sur ses bras avant de lui prendre les mains.

Les yeux de l'homme deviennent de plus en plus lourds et il s'endort rapidement, s'affaissant en arrière. Elle lui tient les bras, le rattrape avant qu'il ne tombe et l'allonge délicatement sur le divan. Une fois la tête de l'homme sur l'oreiller, elle s'arrête de chanter. Les lumières retrouvent alors leur intensité et tout s'éclaircit. Elle glisse la main dans la veste de l'homme et récupère un objet qu'elle place dans une petite boîte située sur une table voisine. Elle regarde à nouveau l'homme, secoue la tête et se volatilise dans la nuit.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>39</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un homme trébucher, habillé d'étranges vêtements. Il se redresse, mal assuré, et poursuit son chemin sur cette route desserte. Il a les lèvres gercées et sèches, la peau recouverte de poussière, mais le positionnement de sa mâchoire semble indiquer que son périple est loin d'être terminé. Alors que la nuit tombe, il s'arrête et allume un feu à l'aide de quelques morceaux de bois. Il essaie de trouver le sommeil, contemplant les étoiles.

Il poursuit ainsi plusieurs jours durant, se désaltérant parfois de l'eau contenue dans une outre, sans s'arrêter. Plusieurs jours après, il arrive au temple. Ses genoux ne le tiennent plus et il s'écroule par terre. Les moines le font entrer et se saisissent de ses nouvelles qu'ils sont les seuls à comprendre, et une fois réveillé, il repart... Le pas ragaillardi après s'être restauré et reposé, l'esprit clair après avoir médité et prêt à reprendre son interminable périple.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>40</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une petite foule massée près de l'entrée d'un temple. L'homme est adossé au mur et la foule forme un demi-cercle autour de lui. Il s'exprime avec calme et mesure, sa voix apaisante l'emportant sur les bruits de la ville environnante. Il parle du monde, de l'histoire, des dieux et de la religion. Il parle de cuisine, de brassage, d'éducation et de récits d'antan. Aucun sujet ne semble lui échapper.

Les gens lui posent des questions et il répond, tantôt de manière détaillée, tantôt de manière générale. Il répond à toutes les questions avec pertinence et tous ceux qui l'interrogent sont satisfaits des réponses obtenues.

Au fil des va-et-vient, la foule grossit et diminue, mais ne se dissipe jamais complètement. Les heures passent et il semble infatigable, partageant ses connaissances avec tous ceux qui souhaitent en profiter. À la tombée de la nuit, la foule diminue au point qu'il arrête de parler. Alors qu'il rassemble ses affaires et se prépare à partir, un homme s'approche de lui et lui demande pourquoi il fait cela. Il ne réclame ni argent ni nourriture. Que lui apportent de tels agissements ? Il regarde l'homme, réfléchit avant de lui répondre tout simplement, "La connaissance est source de sagesse. Telle est ma devise".</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>41</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une pièce claire, chaude et envahie par la végétation. Tout l'espace est occupé par des plantes. Des petites graines germent ici et là tandis que des plantes tentaculaires grimpent de long des murs. Bien que la plupart des plantes soient en pot, certaines ont poussé dans le sol. Un soin méticuleux est apporté à chacune d'entre elles, comme à tout ce qui se trouve dans cette pièce.

Un homme déambule entre les plantes et sourit à chacune d'elle en serrant une vieille pipe entre ses dents. Il s'arrête, touche une feuille, la soulève pour examiner le dessous, puis la frotte doucement entre ses doigts. Il prend une poignée de terre et l'écrase entre ses doigts. Satisfait, il remet la terre dans le pot et passe à la plante suivante.

En déambulant de plante en plante, il fredonne tout bas un air joyeux et s'arrête de temps en temps pour chanter quelques mots à certaines d'entre elles. Enfin, après avoir rendu visite à toutes les plantes de la pièce, il rejoint la porte. Il se retourne pour les regarder, l'air serein. Puis il quitte la pièce.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>42</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une pièce sombre au mobilier tapageur : un grand lit recouvert d'oreillers, plusieurs divans et des tapis onéreux. Un homme est assis sur une chaise adossée au mur opposé à la porte. Il est vêtu de sombre et drapé dans un manteau noir dont la capuche est relevée. L'ombre qui l'enveloppe le rend quasiment invisible. Deux autres hommes attendent avec lui dans le noir en regardant la porte. Tous les trois sont immobiles. Le bruit provenant de la pièce commune bondée située à l'étage en-dessous résonne sur le plancher.

La poignée de la porte bouge. Un homme entre en titubant, traînant une jeune femme avec lui. Les deux hommes qui attendaient debout échangent un rapide coup d'œil, puis l'un d'eux incline la tête et hausse légèrement les épaules avant de passer à l'action. Il s'avance, attrape d'une main le poignet de la fille en l'arrachant à l'emprise de son escorte et ferme la porte de l'autre main. Cette même main vient alors couvrir la bouche de la fille sans qu'elle ait eu le temps de réaliser qu'elle était passée sous l'emprise de quelqu'un d'autre. Il dégaine un poignard et lui tranche la gorge. Il la maintient jusqu'à ce qu'elle cesse de se débattre.

Pendant ce temps, l'autre homme a maîtrisé la deuxième cible qui est à présent bâillonnée et attachée à une chaise, les bras et les jambes ligotés. La fille, qui ne bouge plus, est placée sous le lit et l'homme qui s'est occupée d'elle s'installe près de son complice. Ils regardent l'homme crier dans son bâillon, mais le son étouffé est couvert par les bruits de l'étage en-dessous. Un des hommes commence à murmurer en mettant sa main sous le menton de l'homme ligoté. Un bref éclair lumineux apparaît et l'homme cesse de se débattre tandis que son regard devient placide. Les deux ravisseurs lui posent différentes questions auxquelles il répond volontiers. Lorsqu'ils en ont fini, tous deux se tournent vers l'homme assis contre le mur. Il a observé toute la scène sans bouger. Il se lève en tenant le manteau qui l'enveloppe et fait un signe de tête aux deux hommes. Puis il se dirige vers la porte, l'ouvre et les laisse achever ce qu'ils ont commencé.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>43</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une femme se balancer en chantant. Sa voix harmonieuse et douce captive les spectateurs. Ils sourient, ravis, tandis qu'elle envoûte progressivement chacun d'entre eux. Elle se met à danser, mais elle n'est pas en rythme. Elle marque une pause, désorientée par un petit bruit qu'elle ne parvient pas à identifier. Mais elle résiste. Elle finit par repérer un petit homme pourvu d'un unique sourcil qui fredonne entre ses dents une incantation saccadée. Elle continue à danser, accentue le balancement de ses hanches, fait virevolter ses pieds sur le carrelage et son chant devient plus convaincant.

Les lèvres de l'homme se déforment et tremblent tandis qu'il s'efforce de résister au charme de la femme. Puis une note cristalline tinte. Étourdi, il se met à sourire et cesse de résister. Elle a gagné la partie et le public lui est tout acquis.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>44</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une silhouette vêtue de noire et courbée qui traverse lentement un champ. La silhouette tient à la main une lame brillante cachée derrière son dos. Elle s'approche d'un autre homme accroupi dont les agissements sont masqués par un gros buisson sous lequel il s'est à moitié glissé. La silhouette s'immobilise alors que l'homme sort du buisson. Il s'agit de cet homme. Il tient une poignée de baies cueillies dans un plus petit buisson caché dans le sous-bois alentour. Il se glisse à nouveau sous le gros buisson et poursuit la cueillette des baies.

La silhouette se remet à bouger et se dirige, sans faire de bruit, vers l'homme. L'homme ne s'arrête pas pour autant, mais vous remarquez qu'il incline légèrement la tête sur le côté. Il poursuit jusqu'à ce que la silhouette soit tout près de lui. Là, il recule, les mains pleines, et dépose les baies dans le panier. Puis il s'accroupit devant le panier, trie les baies, écarte celles qui sont abîmées ainsi que les feuilles.

Derrière lui, la silhouette se rapproche dangereusement et brandit sa lame pour frapper. L'homme se redresse brusquement, se retourne et se retrouve face à face avec la silhouette derrière lui. Il lui agrippe le poignet, lui tombe sur le dos et lui plante une jambe au milieu de la poitrine. La silhouette se jette sur l'homme et lui plaque le dos dans la boue. En un instant, l'homme enjambe la silhouette et de la main lui administre plusieurs coups à la tête et au cou. La silhouette perd immédiatement connaissance. L'homme se relève, récupère le panier et récupère les baies avant de les y remettre. Puis il reprend sa cueillette.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>45</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un feu sur le bord d'une route sinueuse, sans personne autour. Rien ne semble l'alimenter : ni bois, ni huile, ni foin, ni brindilles. Pourtant, il rugit, craque et hurle dans le vent. Au bout d'un long moment, vous finissez par distinguer une silhouette dans les flammes. Ses mains tremblantes couvrent délicatement un jeune visage sur lequel des larmes rouges coulent sur une peau couleur charbon. Le garçon se recroqueville et les flammes l'enveloppent tandis qu'il se tient les genoux contre la poitrine.

Au loin, un homme s'approche. Il tend une main vers l'enfant effrayé qui la considère prudemment avant de la prendre. Les flammes diminuent d'intensité, abandonnant ses membres et le haut de son crâne comme des animaux obéissants. Les yeux séchés, ils marchent ensemble, dans le feu et la mort, main dans la main.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>46</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une forêt luxuriante, tranquille et sombre, dans la lumière du petit matin. La femme marche au milieu des arbres, le regard captivé. Elle erre sans but précis et se déplace lentement entre les énormes troncs, levant les yeux en direction des branches et poussant, de temps à autre, un petit gazouillis. En entendant un gazouillis lui répondre dans le matin calme, elle tourne la tête dans cette direction, ne craignant visiblement pas de se perdre.

Un bruit sec et métallique retentit, suivi d'un court gémissement. Elle se retourne en direction de l'endroit d'où est parti le bruit. Elle s'y dirige, prête à courir. Réalisant brusquement que la prudence est de mise, elle se fige et regarde par terre, les pieds flottant au-dessus de la plaque de pression d'un piège à ours bien caché. Elle se penche et remet doucement les pieds sur le sol situé à proximité du piège. Elle regarde autour d'elle. La colère se lit sur son visage. Se saisissant d'une branche, elle appuie sur la plaque et neutralise le piège. Alors qu'il se ferme d'un claquement, elle entend un autre glapissement, plus proche, cette fois. Scrutant le sol en quête d'autres pièges, elle se dirige vers l'animal capturé.

Au détour d'un arbre, elle l'épie... Un grand loup famélique, la patte droite coincée dans la mâchoire rouillée du piège. Il la regarde et pousse un hurlement sourd du plus profond de sa gorge. Les poils de l'animal se hérissent et elle marque une courte pause pour lui laisser le temps de la renifler. Elle se baisse et tend les mains, paumes vers le bas, devant elle. "Qu'est-ce que tu es beau ?" dit-elle au loup.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>47</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un groupe de gens sur une parcelle de terre défrichée. Des corps inertes les entourent. Par terre, au milieu du groupe, une petite silhouette est recroquevillée pour se protéger des coups de pieds des gens qui l'entourent. À l'écart du groupe, une femme tient une énorme épée. Elle s'y appuie comme s'il s'agissait d'une béquille, le dos courbé et respirant bruyamment.

Elle fixe les gens et grogne, se redressant et brandissant son épée. Elle respire profondément, presse le pas et parcourt rapidement la distance qui la sépare du groupe. Puis elle laisse exploser un cri à vous glacer le sang. Les gens se figent, arrêtent de donner des coups de pied et regardent cette femme terrifiante qui les charge avec rage. Elle bondit, se courbant légèrement, se retourne tel un projectile au milieu du groupe qui attaque la silhouette située à terre. Tous les membres du groupe tombent à la renverse sur son passage. Elle atterrit derrière eux, se roule au sol, se relève brusquement avant de leur faire face. Prenant appui sur ses pieds, elle brandit son épée et inspecte les lieux. Puis, elle se met à tournoyer, maniant son épée avec une grâce redoutable, transperçant les assaillants les plus proches. Dans son élan, elle fait virevolter son épée sur les côtés, puis en direction de la tête d'un soi-disant adversaire. La partie inférieure de la poignée lui fracasse le crâne et il s'effondre à ses pieds.

Elle lève les yeux, folle de rage, mettant au défi les deux hommes restants de s'approcher. Après avoir rapidement échangé un regard, ils tournent les talons et s'enfuient. L'un d'eux se retourne brièvement pour s'assurer qu'elle ne le suit pas. Elle libère lentement son souffle et s'approche de la silhouette toujours recroquevillée par terre.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>48</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un homme dont les yeux sont cachés par des excroissances semblables à des cornes. Son visage est dévasté par le désespoir. Son agitation dérange un autre homme, qui jure et se remet à chanter. Le corps d'une femme est étendu sur une table. Sa peau est blanche et flasque, sa poitrine est ouverte et son ventre est rond. La vie a quitté ce corps depuis plusieurs jours, mais l'homme enchaîne les incantations, jusqu'à ce que la sueur lui brûle les cils.

Tout à coup, les yeux de la femme s'ouvrent, froids et vides. L'homme se fige. Mais le corps immobile de la femme retombe bruyamment sur la table et des larmes coulent sur le visage défait de l'homme.

L'homme s'en va. Le temps passe. Le corps hurle jusqu'au matin.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>49</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un groupe de silhouettes vêtues de robes près d'un feu. La femme, bien plus jeune et bien plus petite, est assise avec elles. Elles discutent du voyage et échafaudent des plans, tentant de déterminer la route la plus courte pour arriver à destination. Un bruissement attire l'attention de plusieurs membres du groupe. Ils se redressent, regardant par-dessus le feu et tendant l'oreille dans le noir.

Une imposante et sombre silhouette se dirige vers le camp et l'obscurité s'estompe lentement à la lueur du feu pour révéler de qui il s'agit. De nombreux membres du groupe fourbissent leurs armes. D'autres invoquent en silence leur dieu et préparent des sorts pour la bataille. La jeune fille regarde autour d'elle, en proie à la confusion, lorsque l'homme assis près d'elle se redresse et tend les bras. Il réprimande les autres membres du groupe de ne pas accueillir comme il se doit cet étranger. L'homme se dirige vers l'ogre, lui tend la main et prononce quelques mots de bienvenue dans sa propre langue.

L'ogre dévisage l'homme un instant. Puis, avec une rapidité peu commune pour un être de sa taille, lance le gourdin qu'il traînait derrière lui. Dans un bruit assourdissant, celle-ci vient percuter la tête de l'homme. La femme située à la droite de la jeune fille crie et se précipite au chevet de l'homme, parcourant la moitié de la distance qui les sépare avant que celui-ci ne s'écroule. Dans l'obscurité alentour, des cris à glacer le sang répondent aux hurlements des occupants du camp alors que d'autres silhouettes s'approchent dans l'ombre.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>50</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une pièce sombre et lugubre remplie de fumée d'encens. Deux hommes se tiennent au centre de la pièce où ils accomplissent une sorte de rituel en décrivant des gestes lents, précis et calculés. Le plus jeune suit attentivement les faits et gestes de son aîné, ce dernier lui enseignant manifestement le rituel. Il décompose les étapes, corrige les défauts et réprimande le jeune homme lorsqu'il se trompe. En observant les gestes du jeune homme, vous avez l'impression qu'il commet délibérément des erreurs, mais vous ignorez dans quel but. Tandis que le rituel se poursuit, le maître s'agace. Il s'avance et commence à punir le jeune homme en le regardant droit dans les yeux.

Apparemment, c'est exactement ce qu'attendait celui-ci.

Le jeune homme profite de ce moment d'inattention de son maître. Il laisse tomber l'encensoir, plante son regard dans celui de l'homme âgé, totalement concentré sur sa cible. De l'énergie jaillit des yeux du jeune homme et le maître se lève en chancelant, les yeux désormais blancs comme du lait. Le jeune homme ne quitte pas son maître du regard et tourne lentement autour de lui, presque déçu. Il s'arrête et fixe dédaigneusement ses yeux blancs. "C'est tout ?", murmure-t-il d'un air méprisant comme s'il s'adressait à un serpent. "Comment ai-je pu croire que vous aviez quelque chose à m'offrir ?". Il cligne des yeux, penche la tête sur le côté, tourne les talons et se dirige à grandes enjambées vers la sortie. Une brume bleue et brillante sort des yeux et de la bouche du maître, décrivant des boucles sinueuses autour de son corps. Elle glisse le long de ses bras avant d'atteindre son abdomen, puis ses jambes. La cadence s'accélère et la brume devient plus brillante à mesure qu'elle encercle le corps du maître. L'accélération se poursuit jusqu'à ce que la brume prenne l'apparence d'un cocon luisant autour du corps du vieil homme. Un faible bourdonnement émane de la brume en se renforçant à chaque seconde qui passe. Le jeune homme s'arrête sur le seuil de la porte et se retourne sur sa victime, indifférent. Un instant plus tard, l'air qui entoure le maître s'enflamme. L'odeur de sa peau brûlée le tire de sa torpeur et un hurlement sort de ses poumons. Le jeune homme se retourne à nouveau, impassible, et s'en va sans que personne ne puisse entendre les cris de son maître mourant.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>51</ID>
      <DefaultText>Au départ, vous ne voyez rien. Tout est noir comme de l'encre et la poussière vous bouche le nez. Puis vous entendez quelque chose et une torche s'allume, révélant un homme sans visage et une bibliothèque dont les livres vacillent à la lueur de la flamme orange. Il se dirige vers l'étagère la plus proche et glisse la torche dans une cavité puis, les mains tremblantes, il s'empare avec précaution d'un livre relié de noir. Il le feuillette affectueusement en caressant chaque page avant de passer à la suivante. Enfin, il place le livre dans une sacoche et reprend la torche.

Il passe plusieurs heures à marcher, lire, ramasser, jusqu'à ce que le poids de sa sacoche le contraigne à reprendre le chemin de l'entrée. Dans un soupir à peine audible, il ferme deux portes délabrées et la torche s'éteint.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>52</ID>
      <DefaultText>Vous entrevoyez une vilaine balafre vite dissimulée sous une capuche tandis que l'homme se prépare à bondir. De fenêtre en fenêtre, il escalade un treillis, les mains gantées, et se déplace rapidement au-dessus d'une ville plongée dans la torpeur. Il met rapidement la main sur un parchemin caché au fond d'un meuble chez une femme de la noblesse, sur une bouteille de vin rouge dans une cave sombre et délabrée ainsi que sur une bourse contenant des pièces sur un jeune elfe ravagé par le svef et outrageusement fardé. Il s'offre à dîner dans une auberge et écluse le vin en mangeant, sans jamais quitter la porte des yeux. Il est sur le point de finir son repas lorsque la porte se referme derrière une elfe extrêmement pâle aux yeux rouges. Imperturbable, il l'embrasse sur la joue et place discrètement le parchemin dans sa poche avant de reprendre son repas bien plus riche qu'il ne l'avait commencé grâce à l'or qu'il tient dans sa main.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>53</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un homme en train de prêcher face à un petit groupe d'acolytes attentifs. Il parle de tolérance et d'indépendance, de souffrance et de beauté. La foule acquiesce. L'assentiment se lit sur leur visage et le prêcheur fronce les sourcils. Il poursuit et parle désormais de l'importance de la colère, de la force de la haine et de la frustration. Voyant la foule ravie acquiescer, il fronce encore plus les sourcils. Il appelle un homme plus âgé. N'ayez crainte, dit le prêcheur, aucun mal ne lui sera fait. Souriant, l'homme s'avance vers le prêcheur. Un frisson lui parcourt le corps alors qu'il recule, un fin stylet planté dans la poitrine. Il s'écroule par terre avant de rendre son dernier souffle.

En proie à la confusion, la foule pousse un grognement désapprobateur. Le visage du prêcheur s'assombrit de colère. Ne soyez pas crédules, dit-il. Ne prenez pas tout ce qu'on vous dit pour argent comptant. Vous êtes victimes de terribles mensonges et vous devez vous préparer à affronter la réalité.

La foule s'éclaircit, le corps est emmené et le prêcheur reste silencieux. Quelques personnes restent pour l'écouter et il leur sourit.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>54</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une place de marché bondée. Des étals bordent la route et leurs propriétaires invitent en criant les passants à venir voir les marchandises qu'ils proposent. Cette femme se promène au milieu de la foule, tenant par la main une autre femme. Elles regardent ce que proposent les marchands, s'attardant devant un étal de magnifiques livres anciens et échangeant sur ce qu'elles y découvrent. Une des femmes prend un livre et le montre à l'autre qui s'en saisit et le commente avant de le remettre en place. Puis la première reprend le livre et le règle rapidement au vendeur avant que l'autre femme ne s'en ressaisisse. Elles quittent le marché chargées de sacs remplis de livres, toujours main dans la main, proches et heureuses d'être ensemble.

Alors qu'elles arpentent une rue déserte, un objet vient soudain heurter cette femme à la poitrine avant de rebondir et de rouler vers un des bâtiments. Les femmes s'arrêtent et regardent l'objet, une pomme, puis la personne qui l'a lancée. Il n'y a rien de spécial chez lui, si ce n'est le regard furibond qu'il arbore et les deux autres pommes qu'il tient. Avant même que les femmes aient le temps de réagir, l'homme recule et lance une autre pomme, qui touche cette fois la seconde femme au front. Il leur crie quelque chose de moqueur et de haineux, quelque chose à propos d'un héritage et de “responsabilités”. La femme se touche la tête, essuie les morceaux de pomme de son visage et regarde l'homme d'un air de défi. La première femme serre la main et met l'autre sur l'épaule de son amie pour tenter de la calmer. L'autre femme retire un livre de son sac et le tient face à elle, marmonnant quelque chose. Elle dégage sa main et l'agite au-dessus du livre. Une aura se forme autour d'elle. La première femme tente toujours de la calmer, mais ses paroles ne trouvent aucun écho. L'homme, indifférent à ce qui se passe devant lui, recule et lance la dernière pomme. Alors que celle-ci se dirige vers elles, la seconde femme lève la main et la tend vers la pomme. Un orbe lumineux d'énergie s'échappe de sa main et entre en contact avec la pomme. Cette dernière explose et des morceaux de pomme viennent se coller sur la route et les bâtiments alentour.

Le visage de l'homme change, entre colère et peur, il ne sait s'il doit courir ou attaquer. La seconde femme se remet à chanter, sa main brille et ses yeux se plissent. Cette femme se met devant elle pour faire bouclier entre sa tendre et leur attaquant. Elle lui touche le visage, le caresse doucement et lui chuchote quelques mots pour l'apaiser. Un baiser. L'expression de la femme change. Elle se calme, ses yeux s'adoucissent et ses lèvres retrouvent le sourire. La première femme se remet à sourire, elle aussi, et embrasse l'autre.

 "Sales magiciennes", dit l'homme derrière elles avant que celles-ci ne se retournent vers lui, pour lui lancer un regard de défi. Elles se redonnent la main et reprennent leur chemin, passant devant l'homme en se contentant de lui lancer un regard en coin.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>55</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une paire de gants métalliques posée sur une table entre deux hommes. Les gants sont incrustés de runes en or et émettent une faible lueur bleue. Un homme est assis d'un côté de la table face à autre vêtu d'une robe de magicien. L'homme prend une petite bourse et la tend au magicien en lui demandant de vérifier si le compte y est. Le magicien sourit et vide le contenu de la bourse dans sa main. "Vous vouliez que ces gants soient protégés des voleurs et autres personnages malfaisants", dit-il en remettant les pièces, une par une, dans la bourse. "Enfilez-les et ils ne vous quitteront jamais !"

L'homme glisse lentement ses mains dans les gants, visiblement satisfait. Son sourire faiblit un peu une fois ceux-ci enfilés. Les gants émettent une brève lueur puis un léger tintement métallique. Sa satisfaction cède rapidement la place à l'inquiétude et il tente d'ôter les gants. Ses doigts tirent sur les ouvertures, mais celles-ci ont rétréci, piégeant ses mains à l'intérieur. Le métal commence à pénétrer dans sa peau et de petites gouttes de sang apparaissent à la surface des gants. L'homme tombe à genoux en se débattant et en criant de douleur. Les gants se resserrent jusqu'à épouser parfaitement la forme des mains de l'homme et ne faire qu'un avec sa chair.

Horrifié, l'homme regarde ses mains puis lève les yeux sur le magicien qui a fini de compter son argent et se tient maintenant devant la porte. "Vous ne risquez pas de les perdre maintenant !", dit-il en faisant claquer la porte derrière lui, laissant l'homme à terre les yeux rivés sur ses mains.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>56</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un petit groupe de gens rassemblés autour des ruines d'une maison. Le village est entièrement détruit. Aucune construction n'a été épargnée. Tout n'est que décombres.

Un homme du groupe se penche au-dessus des débris. Il s'agit d'un jeune homme à peine sorti de l'enfance. L'homme secoue l'épaule du garçon. Mais celui-ci ne réagit pas. L'homme lève les yeux sur les autres membres du groupe et hausse les épaules avant de se redresser pour rejoindre ses amis.

Soudain, le garçon s'assoit, les yeux écarquillés. Il recule pour s'éloigner du groupe et découvre horrifié ce qui l'entoure. Le groupe se précipite vers lui, à l'unisson, ce à quoi il répond par un cri d'effroi. Une femme du groupe lève les mains pour les arrêter. Elle se tourne vers eux avec un air de reproche, leur fait signe de rester où ils sont, puis regarde le garçon, qu'un mur empêche de reculer davantage. Il ne semble pas remarquer qu'il s'est arrêté. La femme se dirige lentement vers le garçon et lui parle calmement. Au départ, le garçon n'entend rien. Il ferme les yeux et se recroqueville contre le mur, s'attendant à être violenté. Puis les paroles réconfortantes de la femme commencent à résonner en lui et il l'entend. Il ouvre des yeux larmoyants et la regarde.

Elle lui tend la main. Il la regarde, décontenancé, puis avance une main hésitante. Elle la prend dans la sienne et se penche pour l'aider à se lever.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>57</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un Orlan penché sur une carte inachevée sur laquelle il trace soigneusement des lignes. Les notes sur lesquelles il travaille sentent le sel et la mer et contiennent diverses illustrations et mesures. Il achève chaque trait avec une extrême précision avant de passer au suivant, lentement, sans hâte. Tout est à sa place. Une cloche retentit dans la pièce d'à côté et il s'arrête, troquant sa plume contre un poignard qu'il glisse à sa ceinture. Il ouvre la porte qui mène à sa boutique, sourit et va à la rencontre de son client, un nain âgé portant une barbe poivre et sel. Le nain s'intéresse à quelques objets, essaie quelques armures et une paire de bracelets d'archer, mais rien ne semble lui convenir. Il se racle la gorge et s'en va, un peu pressé et nerveux. Le marchand grogne, décroche une arbalète du mur et ferme la porte à clé derrière lui. Couvert par le son de la cloche, l'impact du carreau d'arbalète s'entend à peine, mais il arrête le voleur. Le marchand s'approche de l'homme et, sans se soucier de ses gémissements, fouille ses poches. Une potion, une bourse remplie de pièces d'argent, plusieurs parchemins... Il s'est bien débrouillé. Mais pas suffisamment.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>58</ID>
      <DefaultText>Vous voyez quelques corneilles sur un chemin poussiéreux qui traverse des terres arides. Elles suivent la trajectoire d'un Orlan qui s'y déplace lentement. Sautillant et virevoltant tour à tour, elles l'approchent sans jamais le dépasser. De temps à autre, l'une d'elles se pose brièvement sur son épaule avant de reprendre son envol pour rejoindre ses congénères.

Alors que l'Orlan se rapproche d'un petit village, une corneille se pose sur son épaule et se met à croasser bruyamment. L'Orlan sourit et incline la tête comme pour acquiescer. Il sort de sa poche une petite miette de pain qu'il tend à la corneille. Elle la saisit du bec et se met légèrement à l'écart pour déguster tranquillement sa récompense. Attirés par le croassement de la corneille, de jeunes enfants se précipitent pour voir qui peut bien être cet étranger.

Une fois son public suffisant, l'Orlan tend les deux bras à l'horizontale et, comme par magie, les corneilles viennent se poser sur ses mains et sur ses bras. Elles se balancent et croassent à l'unisson alors que l'Orlan fredonne un air entraînant.

Il regarde les enfants et leur raconte d'étranges histoires. Il leur parle des différents croassements des corneilles et de leur signification. Il leur parle de la hiérarchie du becquetage des rois et reines des corneilles des temps anciens et de leurs règnes. Il leur parle pendant un certain temps, une demi-douzaine de corneilles toujours posées sur les bras.

Au bout d'un moment, il laisse tomber ses bras fatigués et les corneilles s'envolent, décrivant des spirales au-dessus de sa tête, puis tourbillonnant dans toutes les directions, une tornade noire se dissipant au crépuscule. Les cris de joie des enfants résonnent sur la route qui les mène au village. À présent seul, l'Orlan regarde ses corneilles disparaître au loin.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>59</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un corps étendu sur un banc. Des mages et des guérisseurs vont et viennent dans la pièce en lançant des instructions et des incantations. Dans la cavité thoracique du corps, un dispositif cristallin émet des pulsations en laissant échapper une légère fumée dans la pièce refroidie par la magie. Les guérisseurs suturent la peau pendant qu'un prêtre murmure des charmes de guérison. Lorsqu'ils terminent, le corps est reconstitué.

Les mages se regroupent pour entamer un dernier enchantement tandis que les autres observent ce rituel complexe qui les fait transpirer. Un silence s'abat sur la pièce lorsque le corps se met à trembler sous l'effet de l'électricité et ouvre les yeux. Pendant un moment, il est là, mais quelque chose tourne mal... Il se met à crier et tout s'arrête. Vaincus, ils quittent la pièce, mais... il reste quelque chose, quelque chose d'intangible qui crie en silence en voyant son propre corps pour la première fois.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>60</ID>
      <DefaultText>Vous voyez deux silhouettes, un humain et un aumaua, debout devant cet homme. L'humain ne bouge pas, exaspéré, tandis que l'aumaua hurle, le visage rouge de colère. Il se penche en avant, un flux d'insanités sortant de sa bouche et son visage virant rapidement au violet. L'homme se tient droit, immobile, un sourire perplexe sur les lèvres. Il tient nonchalamment une rapière sur son flanc corpulent, pointe vers le bas, mais sa main agrippe fermement la poignée, ses articulations blanchissent.

L'aumaua arrête de hurler, le temps de reprendre son souffle, bien décidé à recommencer. L'homme lève la main gauche et profite de cette accalmie pour parler, s'efforçant de désamorcer la situation et de mettre fin aux injures. L'aumaua grogne et frappe le sternum de l'homme pour l'empêcher de parler, tout en maintenant le doigt sur sa poitrine pour plus d'insistance.

L'homme à la rapière baisse la tête et regarde le doigt posé sur sa poitrine, puis l'aumaua sans bouger la tête. L'aumaua comprend, trop tard, qu'il est allé trop loin. L'homme lui attrape la main, la serre et la tord. S'ensuit un gros bruit de craquement et l'aumaua pousse un cri. L'homme lève sa rapière et frappe l'aumaua, se servant de la poignée pour plus de force. Un second craquement se fait entendre et l'aumaua s'écroule, le nez en sang.

Le deuxième étranger regarde le corps flasque de son ami et voit l'extrémité de la rapière déjà pointée sur lui de manière menaçante. Vaincu, il lève les mains et recule, se mettant à courir lorsqu'il se sent suffisamment loin pour être certain de ne pas se faire prendre. L'homme se retourne pour partir et retrouve progressivement le sourire.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>61</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un homme trébucher, les genoux en sang, les vêtements déchirés, le regard vide. Il transpire beaucoup, mais continue. Son dos est arqué, vaincu. Il porte sur le flanc un arc aux cordes relâchées faute d'avoir été utilisées. Il avance à l'aveuglette dans les sous-bois, ignorant tout hormis le son de sa propre angoisse.

Soudain, il découvre sur le sol de la forêt un cerf éventré qui fume encore dans le froid nocturne. Perché sur le tronc d'un énorme arbre mort, un stelgaer l'observe. Il faut un moment à l'homme pour s'apercevoir du danger, qu'il semble même accueillir avec une certaine satisfaction. Le stelgaer descend de l'arbre sans le quitter des yeux. Son ventre distendu effleure le sol au moment où il saute, et l'homme plonge à sa rencontre. Lorsque l'affrontement entre l'homme et la bête commence, le temps semble ralenti. Le stelgaer lui assène un grand coup de griffe en rugissant, puis montre d'énormes dents jaunes en laissant échapper un souffle âcre : il est prêt à mettre un terme à cette intrusion. Mais l'homme le devance en l'étripant du cou jusqu'à la croupe.

L'homme expire profondément, couvert de sang. "Pas aujourd'hui. Pas aujourd'hui".</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>62</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une femme à la peau noire et au visage inquiet. Elle rejoint l'arrière du navire, escalade le gréement et hurle frénétiquement sur l'équipage. Le navire ne vire pas assez vite. Elle se tourne vers le capitaine qui regarde en silence le vaisseau en approche. Elle redescend en sautant de corde en corde, des cloques plein les mains, et lui ordonne d'intervenir, de prendre les choses en main, de faire quelque chose. Pourquoi le paie-t-elle si ce n'est pour défendre son navire des pirates ?

En un instant, des échelles sont lancées et le navire est abordé. Elle se rue vers la cale en descendant les marches trois par trois. Là, au milieu de la cargaison, elle finit par trouver ce qu'elle cherche : un tromblon chargé.

Mais quelqu'un l'attrape par derrière. Elle lève un genou, se retourne et tire. La force du tir la projette contre le mur, mais son assaillant s'effondre, la tête coupée en deux et un bras en moins. Elle se traîne au sommet de l'escalier, recharge et attaque la force ennemie avec son équipage. Elle lève un sourcil et voit les pirates tomber de toutes parts. Ils ne s'attendaient manifestement pas à cela lorsqu'ils ont choisi d'attaquer son navire.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>63</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un homme qui prie sur le sol. Ses lèvres bougent tandis qu'il fredonne en silence un air impossible à identifier. L'épée qu'il tient entre ses mains émet une lueur blanche aveuglante qui éclaire instantanément la pièce dans ses moindres recoins. Tout en continuant à prier en silence, il ouvre lentement les yeux, le temps de s'habituer à la lumière. La concentration se lit sur son visage. Il se lève et se dirige vers une énorme porte métallique dont la surface rouillée est recouverte d'étranges symboles. Sa prière devient audible et gagne en substance à mesure qu'il se rapproche. Ses yeux bleus brûlent de ferveur lorsque la pointe étincelante de son épée touche le centre de la porte pour se glisser au travers de celle-ci. Une lumière blanche se propage à sa surface et les symboles semblent prendre vie tandis que le paladin chante.

Un léger son retentit et résonne à travers la vieille bâtisse, puis la porte s'ouvre. Les symboles ont disparu, tout comme la rouille, et le paladin s'avance vers des lieux inconnus en portant une lumière dont il commence seulement à comprendre le sens.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>64</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un aumaua à l'air bourru en face d'une femme dont il serre fermement le poignet. Il lève le bras, la soulevant presque du sol. Puis il se penche pour mettre son visage au niveau de celui de la femme. Elle sourit d'un air embarrassé et retire l'autre main de derrière son dos pour lui donner le collier qu'elle vient de voler. Il y jette un rapide coup d'œil, puis regarde à nouveau la femme. De sa main libre, il s'empare du collier et le glisse dans sa tunique.

Il la soulève encore plus haut, ses pieds ne touchent plus terre, puis il la jette contre le bâtiment situé derrière elle. Elle percute le mur, le souffle court, et laisse échapper un cri de douleur. Elle s'écroule, ses jambes heurtent violemment le sol. Elle lève les yeux et voit l'aumaua tout près d'elle. Il serre le poing, puis s'arrête, un regard troublé remplace son regard meurtrier. Il se retourne, porte la main à sa nuque, et constate que du sang coule. Derrière lui, un homme plus âgé armé d'une masse, sourit d'un air malicieux. L'aumaua grogne et fond sur l'homme. Celui-ci fait un pas en avant pour venir à sa rencontre et brandit sa masse. La masse frappe le menton de l'aumaua dans un claquement sonore, entraînant sa tête vers l'arrière et mettant fin à son mouvement vers l'avant. Ses bras tombent sur les côtés alors qu'il tente de retrouver ses esprits. Profitant de ce moment, l'homme plus âgé empoigne la masse de ses deux mains, pour donner plus de force à son coup. La masse percute la tête de l'aumaua dans un craquement sonore et il s'écroule, inconscient.

L'homme se retourne vers la femme toujours assise à même le sol, essayant de comprendre ce qui vient de se passer. Il lui tend une main et se penche légèrement. Elle hésite à la lui prendre et lui lance un regard de biais. "Parlons", lui dit-il en souriant.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>65</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une rue mal éclairée bordée de bâtiments. Ces bâtiments sont, pour la plupart, sombres et calmes, à l'exception d'un d'entre eux, situé en bordure d'un canal, qui s'avère lumineux et bruyant, défiant la nuit. L'aumaua se tient debout dans l'obscurité, blotti dans le froid des ombres, à l'écart de tout. Il fixe la porte du bâtiment éclairé, la regardant sous toutes les coutures. Un panneau est apposé sur le côté du bâtiment. Il est à peine lisible, mais semble indiquer "l'Oie et le Renard".

Le mouvement visible à l'intérieur du bâtiment intrigue l'aumaua. Il s'emmitoufle le visage dans son manteau, son souffle s'accélère, puis ralentit légèrement. Son excitation est palpable. La porte d'entrée de l'établissement s'ouvre dans un brouhaha de rires et de cris. La lumière se répand dans la rue, illuminant une silhouette esseulée dans l'encadrement de la porte. Toujours là, l'aumaua porte la main droite à son visage, paume vers le bas et doigts dépliés. La silhouette sort du bâtiment, trébuche dans l'obscurité et se balance légèrement en descendant la rue d'un pas mal assuré.

L'aumaua suit la silhouette, marmonnant quelques mots et agitant doucement la main. L'extrémité de ses doigts brille légèrement et de la vapeur s'en dégage pour se fondre dans l'air froid. Il presse le pas, bien décidé à rattraper la silhouette avant qu'elle ne volatilise dans la nuit. Il hoche une nouvelle fois la tête et l'extrémité de ses doigts s'enflamment et la lumière dansante laisse apparaître ses yeux jubilants. Il s'approche de la silhouette, prêt à suffoquer tant il au bord de l'hyperventilation tant il est exalté, et murmure un nom, "Keronne". La silhouette sursaute légèrement et commence à se retourner. L'aumaua tend la main, les doigts au niveau de la silhouette.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>66</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une enfant déguenillée qui descend une ruelle en tenant une lampe à huile à la main. Elle porte des chaussettes crottées et ses petits pieds sont engourdis par le froid, mais elle poursuit son chemin. Elle n'a d'yeux que pour la grange qui est devant elle, et pour la douce paille de celle-ci abrite. Elle cherche la serrure, une épingle à cheveux à la main. Malgré le froid, ses doigts experts parviennent à ouvrir la porte et sa frêle silhouette se glisse à l'intérieur. Elle vient de fermer la porte et s'apprête à s'allonger par terre lorsque la lampe lui glisse des mains. Les flammes commencent par tester la paille puis, la trouvant à leur goût, elles se propagent. La fillette se met à crier.

Dehors, une femme se précipite en direction des cris et de la fumée. Avant même de voir les flammes, elle fait bouger ses mains et trois projectiles de force quasiment invisibles jaillissent du bout de ses doigts. Ils fracassent la porte de la grange, mais l'incendie gagne en puissance. Les cris ont cessé. La peau de la femme se transforme en métal, puis elle murmure une prière et plonge au milieu de l'enfer. Les flammes crissent, affamées, ce à quoi elle répond en lançant du gel et de la grêle. Sans ciller, elle finit par vaincre l'incendie.

L'enfant est faible, sa peau desséchée et brûlée par la fumée mais elle est vivante. La femme la porte au-dehors sous les acclamations et les applaudissements, la sueur dégoulinant sur son visage argenté.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>67</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un impressionnant rassemblement d'Orlans en robe de cérémonie à l'ombre d'un taillis de vieux chênes. Sous le plus grand chêne se tiennent deux jeunes Orlans aux yeux clairs qui se promettent, main dans la main, de s'aimer et de se chérir à travers l'union de leurs clans. Un Orlan plus âgé, dont la barbe recouvre tout le visage, se présente devant eux et les déclare unis. Les clans exultent et portent les jeunes mariés jusqu'à leur tente sous les rires et les blagues grivoises, laissant le vieil Orlan tout seul sous le vieux chêne. Il soupire en observant la scène de loin. Il murmure tranquillement une bénédiction, heureux de leur bonheur, et se fond parmi les arbres sans ajouter un seul mot. Il a eu sa dose de bonheur pour aujourd'hui.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>68</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un petit étal ambulant grouillant de divers articles. Tout près, cette femme discute pleine d'entrain avec un homme tenant à la main un des articles qu'elle vend. L'expression de son visage est amicale et elle essaie d'expliquer à l'homme comment utiliser l'article. Il déplace les mains au-dessus de celui-ci et baragouine quelque chose. Après plusieurs tentatives, il grogne et rend sans ménagement l'objet avant de tourner les talons.

Elle pose la main sur son épaule pour l'arrêter et lui tend l'objet devant le visage. Elle passe le doigt au-dessus de l'objet et prononce, lentement et distinctement, la même phrase encore et encore. Tout à coup, l'objet s'allume et se met à briller intensément. Le visage de l'homme se met à briller lui aussi, et il lance à la femme un regard expectatif. Elle passe deux autres doigts sur le côté de l'objet et celui-ci s'éteint. Puis elle le redonne à l'homme et se place derrière lui, lui guidant les mains et lui chuchotant les mots à prononcer à l'oreille. Après plusieurs tentatives infructueuses, l'homme finit par maîtriser l'objet.

Fou de joie, il le rend à la femme qui retourne derrière son chariot. Alors qu'il cherche son argent, elle place l'objet sur une étagère située à l'arrière du chariot et le remplace par un autre sorti d'une petite boîte voisine. Une fois la transaction terminée, elle regarde l'homme s'éloigner, satisfait de son achat. Puis, elle balaie la foule du regard en quête d'une nouvelle cible.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>69</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une auberge immaculée où trônent de magnifiques comptoirs en bois foncé. Les clients chahutent et sourient. Derrière le bar, deux hommes plaisantent en servant les consommations. Ils se ressemblent tellement qu'ils doivent être frères. Le plus jeune s'empare vivement d'une brassée de verres et les apporte aux clients installés en salle, bavardant gaiement pendant qu'il sert les commandes. Au moment où il dépose la dernière bière et se retourne, un aumaua au visage rouge ouvre violemment la porte, suivi de trois elfes à l'air revêche, et se jette directement sur lui. L'aumaua bouscule l'homme en grognant et demande une bière à son frère installé derrière le bar. L'homme refuse et un silence inquiétant s'abat sur la salle. Le frère aîné demande à l'aumaua de partir et le cadet lui empoigne le bras pour le conduire vers la sortie. C'est alors que la scène se fige. L'homme est projeté contre le mur et sa nuque se brise en produisant un horrible craquement. Il ne se relève pas. Immédiatement, les autres clients se lancent à son secours en écartant l'aumaua et ses comparses, mais le mal est fait. Du sang s'infiltre lentement dans les fibres du tapis tandis qu'un des frères rend son dernier souffle et que l'autre tombe à genoux, horrifié. Lorsqu'il se relève, l'aumaua est parti depuis longtemps.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>70</ID>
      <DefaultText>Vous voyez cet homme, bien plus jeune, debout sur l'imposante dalle de pierre d'une estrade positionnée au centre d'une pièce circulaire. À sept points autour de l'estrade, des hommes plus âgés vêtus de robes noires se prosternent au-dessus de runes gravées sur la pierre et entonnent un bourdonnement sourd.

Un huitième homme entre. Il porte une boîte en ébène incrustée de runes dorées assorties aux runes du sol. Il prend place en haut de la dalle, baisse la tête et ouvre doucement la boîte. Il se retourne vers chaque homme prosterné et incline la boîte ouverte dans leur direction. Puis il place la boîte en haut de la dalle et s'éloigne du jeune homme allongé là. Il tend la main vers la boîte, en retire un petit cylindre en onyx, puis se déplace vers le bas de la dalle, s'arrêtant aux pieds du jeune homme.

Il lève l'onyx et prononce un mot, avant de l'appuyer contre le pied droit du jeune homme. Au contact de sa chair, l'onyx s'adoucit et se transforme en sangsue noire, s'attachant à la plante de pied du jeune homme. L'homme recommence jusqu'à ce que des sangsues apparaissent sur ses deux mains, ses deux pieds, le milieu de sa poitrine, son cou et son front. L'homme plus âgé prend alors place en haut de la dalle, lève les mains et se joint au chant, regardant le jeune homme se vider de son sang.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>71</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un magicien qui présente des tours sur une place. Ses doigts jouent avec les couleurs et les sons, enchaînant les scènes poétiques et effrayantes. Captivés, les spectateurs sursautent et applaudissent... Tous sauf un garçon qui reste bouche bée. Ses yeux verts sont émerveillés par ce qu'il voit se dérouler sous ses yeux et un déclic se produit en lui. D'un bond, il plonge dans la foule en jouant désespérément des coudes.

Peu après, le spectacle du magicien se termine en apothéose avec un dragon argenté géant qui descend au milieu du public et explose en projetant des milliers d'étoiles. Très applaudi, le magicien collecte les pièces en saluant chacun des spectateurs qu'il croise lorsqu'une petite bourse lui tombe dans les mains. Le garçon se tient un moment devant lui, petit et immobile, et le supplie de le prendre comme apprenti. Le magicien jette un coup d'œil à la bourse, la soupèse, puis regarde attentivement le garçon. Enfin, il acquiesce et exerce une légère pression sur la bourse, qui disparaît. Le garçon sourit. Comment avez-vous fait cela, demande-t-il. Mais l'illusionniste ne bronche pas.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>72</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un homme allongé et assoupi sur un tapis. Le sommeil agité, il n'a de cesse de se retourner. Derrière ses paupières, ses yeux lancent de furtifs regards et de petits cris de détresse s'échappent de sa bouche. Il se retourne encore et encore, se mettant sur le côté, puis sur le dos, puis encore sur le côté. La sueur perle sur son front.

La porte de la pièce s'ouvre lentement, le filet de lumière provenant du couloir éclaire le visage de l'homme. Cet homme, plus jeune que lui, entre souplement dans la pièce. Il se déplace avec une précision calculée, sans faire le moindre bruit. Il s'approche de l'homme sur le tapis, levant lentement ses deux poignards. Il se tient au-dessus de l'homme et le fixe. Une profonde haine se lit sur son visage dur. Il ne bouge pas tel une statue en équilibre au chevet de l'homme.

Les yeux de l'homme s'ouvrent subitement, clignant les yeux de confusion, s'efforçant de se retrouver ses esprits. Il voit le garçon au-dessus de lui, poignards en main, et ses yeux cessent de cligner. La terreur remplace la confusion et il n'a le temps de ne dire qu'un mot "Vous !" avant que le garçon ne se jette sur lui. De son genou, il immobilise au niveau du cou et lui plante un poignard dans l'estomac. Le garçon se penche, incline la tête en arrière et laisse apparaître une grande cicatrice noire qui lui parcourt le cou, du côté droit de la mâchoire à la clavicule gauche. L'homme murmure, expulse un bruit de toux étouffé et tente de dire quelque chose malgré sa trachée écrasée. Le garçon le fixe des yeux alors que l'homme s'éteint doucement. Il brandit alors ses deux poignards et les plantent dans les yeux de l'homme.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>73</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un groupe d'enfants qui crient et rient à gorge déployée. Un petit garçon aveugle, le visage recouvert d'étranges défenses noires, est blotti contre une souche. Ses fines épaules tremblent et il chuchote pour ne pas entendre les terribles insultes qui lui sont proférées. Bête de foire. Monstre. Tête de mort. Le petit garçon reste là un bon moment après le départ des autres enfants.

Le petit garçon aveugle a grandi et est devenu un homme. Une foule se presse autour de lui, mais pour l'écouter cette fois. Il lui raconte une blague mettant en scène un fantôme et un sceau et au moment de la chute, la foule crie, lui rappelant cet épisode de son enfance.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>74</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une paire de jambes musclées tourbillonner dans les airs, renverser deux adversaires et se retourner vers un autre. Le moine prend une profonde inspiration et neutralise un quatrième combattant en lui assénant un violent uppercut, puis un rapide mouvement de jambes lui permet de l'emporter sur son cinquième et dernier adversaire. Grisé par le combat, il saute par-dessus un mur et plonge en douceur par la fenêtre ouverte. La pièce est vide. Il se reconcentre et continue à assommer les gardes, les uns après les autres. Les seuls bruits que l'on entend sur son passage sont les grognements et les gémissements que laissent échapper les blessés... Il n'y aura pas de morts ce soir. Décidé, il traverse le bâtiment en direction d'une pièce centrale. Il neutralise encore deux gardes en prenant le contrôle de leur esprit, une compétence qui lui revient vaguement d'une autre vie, puis entre dans la pièce. À l'intérieur, il aperçoit un homme s'incliner avec un sourire moqueur avant de disparaître... Une projection, rien de plus. Le moine s'incline à son tour et repart en sens inverse.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>75</ID>
      <DefaultText>Vous voyez cette femme courant dans les rues d'une petite ville. Elle se fraie un chemin parmi la foule, regardant par-dessus son épaule. Ses vêtements sont déchirés et ses cheveux ébouriffés. S'il apparaît évident qu'elle semble échapper à quelqu'un, ses yeux pétillent de joie. Sa bouche arbore un large sourire et elle pousse parfois un petit rire guttural.

Alors qu'elle regarde par-dessus son épaule, elle heurte un homme élégamment vêtu sur un étal du marché. Dès qu'elle le voit, son visage change. La joie laisse place à la peur. Un froncement de sourcils vient remplacer son petit rire et sa lèvre supérieure se met à trembler. L'homme, la voyant se décomposer, lui fait part de son inquiétude. Elle s'appuie contre lui et lui parle d'une brute aux mains baladeuses. Ce faisant, ses mains se baladent sur le corps de l'homme et le fouillent.

Un cri retentit de l'autre côté de la foule. Ils regardent et voient un grand homme furibond s'approcher, se frayant sans ménagement un chemin parmi les gens qui les séparent. Elle se colle contre lui, faisant semblant d'avoir peur. L'homme lui dit de ne pas avoir peur et se met devant elle pour la protéger de l'individu qui s'approche. La femme sourit, recule lentement et laisse échapper un rire saccadé. Son protecteur se retourne, perdu, et la voit s'en aller en riant et en secouant une bourse. Elle s'élance et traverse en courant la place du marché bondée. Troublé, l'homme met la main à sa ceinture. Son visage se durcit et il crie avant de s'élancer à la poursuite de la femme qui se perd dans la foule.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>76</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une petite clairière à travers les arbres d'une épaisse forêt. L'homme se tient debout à la lisière de la forêt, vêtu d'un simple pagne. Des bruits de hache et de scie fendent l'air de la clairière et à chaque coup, le visage de l'homme se durcit.

Il lève les yeux et regarde les corneilles massées dans les arbres. Il se retourne et observe les hommes qui travaillent sur les arbres. Il s'adresse en grognant aux corneilles. Comment osent-ils ? Ne comprennent-ils donc pas combien ils sont sacrés ? Il prononce un mot et positionne la main sur un des arbres. Son écorce semble se détacher et se poser sur son bras, puis progressivement sur son corps tout entier. Il lève son bâton, prononce encore quelques mots, avant de le reposer au sol au terme de son incantation. Les plantes et les racines situées à la lisière de la clairière se mettent à s'allonger et à onduler, à l'instar d'un serpent prêt à attaquer. Les corneilles alentour le regardent, attendant qu'il leur parle.

Il rejoint la clairière, son bâton au-dessus de la tête. Alors qu'il s'avance, un des bûcherons remarque sa présence et en informe les autres. Ils reculent à l'autre bout de la clairière et un plus grand groupe d'hommes s'avance, prêts à intervenir. Il les fixe du regard quelques instants avant de lancer "Vous étiez prévenus". Il pointe désormais son bâton vers les hommes qui saccagent sa forêt.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>77</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une femme de feu qui se contorsionne et danse au milieu d'une horde de squelettes ennemis. Des flèches fusent, mais d'une simple torsion du poignet elle projette un mur de flammes qui s'abat sur les archers assaillants en brûlant tout sur son passage. Un cri lui échappe lorsqu'une pique lui transperce la jambe en l'immobilisant au sol. Tandis que les squelettes progressent, elle se met à brûler plus intensément et chante quelque chose entre ses dents. Elle vacille un moment, le feu se contracte, puis des vagues de flammes blanches jaillissent de son être, détruisant tout sur leur passage. Seul subsiste le son de ses halètements et le grognement de douleur qui lui échappe lorsqu'elle retire la pique de sa jambe et la plante dans le sol pour s'aider à se relever. Elle se tourne pour rejoindre la porte en claudiquant lentement, mais quelque chose l'arrête.

Un murmure guttural et inhumain s'élève et une silhouette apparaît devant elle en lui faisant signe de la suivre. Contre sa volonté, elle s'avance, le nez imprégné de poussière et d'odeurs de mort. Son regard est vitreux, insensible. Elle tombe aux pieds de la créature et quelque chose en elle se réveille. Les yeux brûlants, elle se relève, tend une main, caresse la joue d'ivoire du squelette et transforme les ossements en cendres.

Elle reste là un long moment tandis qu'une brise spectrale emporte les cendres. Quelque chose a tenté de s'emparer d'elle... et ce n'est pas fini.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>78</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une pièce sombre et en désordre. Les stores sont tirés et des cris ponctués de bruits de pas se font entendre à l'extérieur. L'homme se déplace dans une maison et jette des objets dans un sac. Il emballe de la nourriture, prend quelques vêtements et fouille dans un coffre afin d'y récupérer ce qui ressemble à des composants magiques. Il s'arrête au niveau d'une étagère et passe rapidement le doigt sur le dos des livres qu'elle contient. Il soupire, passe une nouvelle fois le doigt sur le dos des livres et marmonne. Il finit par choisir deux ouvrages, s'en empare et les ajoute aux différents objets qu'il a déjà rassemblés.

Quelques écureuils et autres oiseaux le regardent passer de pièce en pièce, se déplaçant comme à l'unisson. Ils essaient de rester près de lui, prenant soin de ne pas se mettre en travers de son chemin. Il est visiblement pressé, mais se montre réfléchi dans tout ce qu'il fait.

La porte extérieure s'ouvre dans un bruit tonitruant, ce qui fait fuir les animaux, effrayés. L'homme se retourne, une main levée, un livre dans l'autre, et chuchote quelque chose de presque inaudible. Des cristaux de glace se forment à l'extrémité de ses doigts et à craquer en raison de la chaleur ambiante. En voyant l'homme debout dans l'encadrement de la porte, ses mains retombent immédiatement et la glace disparaît aussi vite qu'elle est apparue. Dans l'encadrement de la porte, l'homme gesticule et lui dit de se dépêcher en pointant du doigt l'horizon. L'homme situé dans la maison lui fait un signe de s'en aller, lui dit qu'il en a presque fini et qu'il ne va pas tarder. Il balaie une nouvelle fois la maison du regard à la recherche de quelque chose qu'il aurait pu oublier. Satisfait, il s'en va, sans prendre la peine de fermer la porte. À l'extérieur, il voit des gens, prêts comme lui, à quitter la ville, et à s'éloigner de la fumée qui monte à l'horizon.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>79</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un homme qui tente de forcer une serrure. Cela lui prend un certain temps, mais il y parvient. Clic. Il tourne un peu l'aiguille. Clic. Encore un peu. Clic. Content de lui, il affiche un sourire arrogant et s'introduit dans le bâtiment fortifié. En franchissant le seuil, il frissonne et ses pupilles se contractent brièvement lorsque la porte se referme derrière lui. Clic-clic-clic. Fermé.

Il traverse le bâtiment silencieux sans la moindre discrétion. Il ne prend rien, malgré l'envie qui le tenaille en passant devant les bijoux et les potions. Rien ne vient entraver sa progression. Il est seul, sans personne pour interrompre ses recherches.

Finalement, dans une pièce miteuse et poussiéreuse, il trouve une trappe, soigneusement dissimulée sous un tapis effiloché. La serrure est vieille, rouillée et grossière et il n'a aucun mal à la forcer avec la pointe de son épée. Il se met à siffler en découvrant ce qui se cache derrière la trappe : des marteaux d'adra, des lames en obsidienne, une armure d'écailles de dragon. Il troque son épée contre une énorme lame et prend tout ce qu'il peut emporter. En refermant la trappe, il entend un cri perçant. Pris de panique, il tente de courir, mais son butin est trop lourd. Il jure, abandonnant tout à l'exception de l'épée, et escalade une bibliothèque pour rejoindre une fenêtre à barreaux. Il brise la vitre à l'aide de son épée et commence à donner des coups dans les vieux barreaux métalliques. À son grand désespoir, les cris reprennent mais, dans un bruit retentissant, les barreaux finissent par céder. Il se faufile par l'ouverture en serrant les dents pendant que le verre brisé s'enfonce dans sa peau. Puis il s'enfuit, la lame en obsidienne qu'il porte sur le dos luisant légèrement dans la nuit noire.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>80</ID>
      <DefaultText>Vous voyez l'intérieur calciné d'une pièce. Cet homme se trouve au milieu de cette pièce, les pieds brûlés, et de la fumée s'échappe de sa robe partiellement dévorée par les flammes. Des débris jonchent le sol... Des étagères cassées, des livres déchirés et brûlés, des chaises fracassées et une table en morceaux. Les murs sont fissurés et la lumière filtre à travers un petit trou du toit. Toutes les fenêtres de la pièce ont volé en éclats et une lampe est renversée dans un coin, sous elle une flaque d'huile s'est formée sur le sol en pierre.

L'homme regarde autour de lui, examinant l'ampleur des dégâts. Ses yeux s'arrêtent brièvement sur les cinq corps allongés au milieu des débris. Ils sont enchevêtrés, brûlés, lacérés et presque méconnaissables. Il se retourne vers le seul homme toujours en vie, assis contre le mur, les jambes et le bassin écrasés par un lourd linteau en pierre. À l'agonie, l'homme regarde déconcerté au-dessus de la poutre. Du sang s'écoule du coin de sa bouche. L'homme indemne se penche au-dessus de lui et le regarde dans les yeux. "Personne d'autre ne doit le savoir", dit-il. L'autre homme ouvre la bouche pour parler, mais cet homme a déjà succombé.

Sa main tombe sur le côté et il prononce une courte phrase. Une goutte noire comme de l'encre tombe de sa main sur le sol et se transforme en anneau d'énergie noire qui s'étend jusqu'à l'extérieur. Lorsqu'elle passe au-dessus de l'autre homme, celui-ci se transforme. Sa peau blêmit et se grise, sa chair se dessèche et se plisse. L'anneau s'étend au-delà de l'homme et disparaît tout comme son corps désormais réduit en cendres.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>81</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un homme, les yeux rivés sur un couple qui descend une route pavée. Il se déplace de manière un peu trop prévisible, trop naturelle, et ne quitte pas des yeux les boucles défaites de la femme tandis qu'il les file d'immeuble en immeuble.

La femme rit comme si elle était ivre, la main dans celle d'un homme noble au nez pointu et au pourpoint impeccable légèrement trop petit pour sa silhouette généreuse. Elle se frotte à lui en marchant, ce qui n'est manifestement pas du goût de celui qui la file. Les yeux de ce dernier se plissent de colère lorsque le couple franchit une porte opulente et que la main du noble glisse le long de la robe de la femme. Le souffle de celle-ci se fait plus court, elle soupire et se colle à lui en gémissant.

Le spectateur s'arrête. Il serre les dents, les veines saillantes. Il longe le mur, un poignard à la main, et surgit au moment où la femme mord le pourpoint du noble. C'est terminé. Il ferme les yeux, son poignard glisse de sa main ensanglantée et il s'en va.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>82</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un homme à cheval. Il chevauche à l'avant d'une caravane dans une zone légèrement boisée. Un autre cavalier l'accompagne. Tous deux discutent et plaisantent joyeusement. Les deux hommes affichent une ressemblance frappante et portent une armure complétée d'une épée et d'un arc.

Un Orlan s'approche, lui aussi à cheval, se relevant lorsqu'il arrive à leur hauteur, puis chevauchant avec eux. Il leur dit que la route est dégagée et qu'aucun signe inquiétant n'est visible à des kilomètres à la ronde. À peine a-t-il prononcé son dernier mot qu'une flèche fuse depuis la cime des arbres. La flèche se plante dans le cou de l'Orlan, le faisant tomber de son cheval tandis que celui-ci recule. Inquiets, les deux autres chevaux reculent, eux aussi, désarçonnant leurs cavaliers. Cet homme tombe lourdement avant de vite se relever et de se précipiter vers la caravane pour s'y mettre à couvert. L'autre homme est moins chanceux. Son pied se prend dans l'étrier et sa cheville part vers l'arrière alors qu'il tombe, avant d'être traîné par son cheval affolé. Cela libère son pied, mais un petit craquement se fait entendre au niveau de sa cheville. Il pousse un cri de douleur, se roulant vers l'avant et se traînant vers la caravane.

Le chariot s'est arrêté et les arrière-gardes, deux aumauas, parcourent son flanc. L'un d'eux descend de son cheval et se précipite aux côtés du blessé, lui tendant la main. L'autre aumaua se dirige vers l'avant et sort son épée de son fourreau. Le premier homme comprend ce qui se trame et lance un avertissement, mais trop tard. L'aumaua à cheval frappe, tuant celui qui a tenté de porté secours au blessé avant même qu'il ne réussisse à le rejoindre. Puis, il descend de sa monture et brandit une nouvelle fois son épée. L'homme situé derrière le chariot pousse un deuxième cri, armant son arc d'une flèche. La flèche décochée, il la regarde se diriger vers sa cible qui a déjà enfoncé son épée dans le dos du blessé.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>83</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une énorme crinière de cheveux roux appartenant à un homme robuste. Son expression montre qu'il se sent emprisonné dans la petite pièce éclairée à la bougie. En face de lui se tient une femme corpulente sur le front de laquelle est peint un troisième œil. Elle le regarde et fait claquer sa langue, ce à quoi il répond en se redressant. Il fait une tête et demie de plus qu'elle, mais c'est elle qui commande dans la pièce. Elle ferme les yeux, la main posée sur la poitrine de l'homme et commence à parler. Elle voit une petite créature grise qui va et vient, court et s'échappe sans cesse. Elle poursuit la créature qui continue à bondir et sauter frénétiquement à travers la pièce lorsque...

Elle rit, ouvre les yeux et retire sa main. Se sentant coupable, elle s'excuse et évite le regard de l'homme. Il lui demande ce qui se passe, pourquoi il se comporte si bizarrement. "Avant votre naissance, votre âme a été divisée, mon enfant", explique-t-elle en se retenant de sourire. "La moitié de cette âme vous est revenue et l'autre moitié semble être devenue de nature féline."

Il se laisse tomber en arrière et toutes sortes d'expressions traversent son visage. Sa bouche s'ouvre et se ferme pendant quelques instants, puis il penche la tête en se retenant lui aussi de sourire. Soudain, il éclate de rire et des larmes coulent sur son visage. Il se reprend, la remercie et s'en va. Le mystère est résolu.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>84</ID>
      <DefaultText>Vous voyez des centaines de visages graves. En silence, la ville honore officiellement le sacrifice d'un brave héros. Ses compagnons se tiennent à ses côtés, dévastés. Le représentant officiel relate leur histoire, le sauvetage du village, le sort d'un homme vaincu par les trolls après avoir donné le meilleur de lui-même au combat, mais les visages de ses amis en disent bien plus long que son discours.

Une fois la cérémonie terminée, les villageois reprennent le cours de leur vie. Les aventuriers tournent en rond un moment, bavardent, se souviennent, avant de retourner à l'auberge où ils passeront la nuit. À chacun sa façon de manifester son chagrin : larmes, colère, svef, bouteilles cassées.

Le chef du groupe ne dit rien, perdu dans ses pensées. Les semaines passent et il parle peu, quittant l'auberge au petit matin et y revenant tard le soir, épuisé. Un jour enfin, il emmène ses compagnons voir une statue de taille humaine qui tire sa beauté de son aspect brut. Les villageois la montent sur la place et le groupe s'en va, toujours dévasté, mais un peu moins brisé. La statue leur sourit.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>85</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un trio d'Orlans tapageurs armés de leurs instruments qui rivalisent dans une brutale cacophonie. Derrière eux, des artistes sautent et gesticulent, toutes dents dehors, en se livrant à une étrange pantomime. Le plus petit, qui semble tour à tour être un enfant puis un vieillard, s'impose de manière obscène, le regard froid masqué par un sourire grimaçant. La foule joue des coudes, gênée et mécontente.

Personne ne lance la moindre pièce ou n'applaudit la troupe qui poursuit néanmoins son spectacle. La foule se disperse, mal à l'aise, et un sourire obscène se dessine sur le visage de l'homme-enfant en les voyant partir.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>86</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une femme allongée sur un vaste divan. Elle prend des dattes dans une coupe en verre peint et les mange distraitement tout en regardant par la fenêtre. Elle est débraillée et bâille, visiblement plongée dans l'ennui. Sa chambre est mal tenue, comme si le ménage n'y avait pas été fait depuis des semaines. Tout est recouvert de poussière, le sol est jonché de vêtements et de restes de nourriture, et le mobilier est abîmé.

On frappe à sa porte, ce qu'elle ignore en laissant échapper un petit grognement. Elle reprend une poignée de dattes et commence à les lancer au-dessus d'elle, une après l'autre, en tentant de les rattraper avec la bouche. La plupart de ses tentatives échouent et les dattes rebondissent sur le sol pour former un cercle autour du divan. On frappe à nouveau et elle sursaute, manquant une autre datte qui atterrit sur son front avant de rouler sur le divan. Elle grogne et regarde la porte en soupirant. Un cri étouffé retentit au loin, quelque part à l'extérieur de la chambre.

Elle se roule sur le côté, dos à la porte, et se met un oreiller sur la tête pour ne pas entendre le bruit. Elle reste ainsi quelques minutes, puis ses yeux se ferment lentement et elle s'endort. La porte s'ouvre et quelqu'un entre dans la chambre en avançant d'un pas hésitant vers le divan. À contrecœur, il pose la main sur son épaule et la secoue doucement. L'oreiller tombe et elle se tourne vers l'homme d'un air réprobateur. "Maîtresse", dit-il en s'agenouillant devant elle, "nous avons besoin de votre aide."

La femme soupire, lève les yeux au ciel et commence à se lever. Elle attrape une dernière poignée de dattes et sort de la chambre en mâchant bruyamment.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>87</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une clairière, du brouillard se dégage en spirales de la végétation et monte dans l'air froid du matin. Un bruit sourd résonne parfois dans le silence et vient rompre la sérénité des lieux. Une femme surgit des arbres, s'arrête et tombe à terre. Elle rampe jusqu'à la lisière de la clairière et s'accroupit près d'un arbre. Furtivement, elle regarde autour d'elle et prête l'oreille dans la lumière naissante. Elle s'adosse à un arbre, se raidit, prête à bondir vers l'avant.

Au loin, un autre bruit se fait entendre, un bruissement venant du sous-bois. En l'entendant, elle se jette vers l'avant, tapie au sol. Elle porte la main à sa gorge pour émettre le son perçant d'un oiseau, mais le son qui sort de sa bouche semble venir de quelques mètres. Derrière elle, près de la source du bruissement, un bref grognement se fait brièvement entendre. Elle plonge dans de denses buissons situés à la lisière des arbres, tout en gardant la tête baissée et en se frayant un chemin entre les feuilles et les brindilles. Elle prend position dans ces buissons, face à la direction d'où elle est venue. Elle lève à nouveau la main, imitant cette fois un stelgaer, plaçant le rugissement directement derrière les hommes qui tentent de l'attraper. Plusieurs voix s'élèvent pour répondre à cet appel, toutes en proie à la panique et à la précipitation, toutes se déplaçant rapidement dans cette direction, tout sens de furtivité oublié.

Elle sort à reculons des buissons et s'accroupit derrière eux. Après avoir dégainé son arc, elle se met en position de tir, attendant que les chasseurs apparaissent.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>88</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un homme robuste qui visite une auberge délabrée en compagnie du vendeur, un aumaua encore plus imposant que lui. Les murs sont tachés et Wael seul sait ce qui a pu être répandu sur les surfaces de cet établissement jadis somptueux. Tout est à refaire. Les tapis mités, les restes de nourriture en décomposition et les détritus montrent que des occupants s'y sont succédé.

L'homme fronce les sourcils en scrutant les lieux. L'aumaua lui fait une dernière offre. Chacune de ses syllabes laisse apparaître de grandes dents trop blanches et menaçantes. L'homme soupire et lui tend une bourse remplie de pièces. Il vient d'acquérir l'auberge et imagine déjà ce qu'il va en faire.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>89</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un homme porter une bière à moitié consommée à sa bouche, mais celle-ci se répand sur des taches de nourriture anciennes. Tous les regards se tournent vers la bagarre qui vient d'éclater, la ferveur monte et toute la salle se mêle au combat. Une autre bière, murmure-t-il au serveur, puis il engloutit son verre et se tourne vers le mur. Il tire de sa poche une image représentant un jeune enfant aux cheveux bruns et aux yeux verts, et la place au-dessus d'une bougie. Elle ne brûle pas.

Quelques bières plus tard, il se met à chanter. Le bar s'est transformé en un vaste chantier où se mêlent chaises cassées et fiertés blessées. Tous s'arrêtent un moment pour l'écouter avant de se remettre à boire, à consommer du svef et à bavarder. Sa douleur envahit toute la salle. Sa triste histoire leur rappelle les leurs. Lorsqu'il termine sa chanson, un silence s'abat, palpable au milieu de la fumée, de la sueur et de l'odeur de bière. Il est le premier à rompre le silence pour commander une tournée générale. Les conversations reprennent, mais la gaieté a cédé la place aux souvenirs lointains.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>90</ID>
      <DefaultText>Vous voyez des gens regroupés autour d'un chariot. Ils assistent médusés à la danse gracieuse d'une épée. L'homme manie son arme avec aisance en la faisant virevolter devant son public. Il la lance, la fait tourner, puis met un bras derrière le dos pour la rattraper. Le public applaudit et certains sursautent, sûrs d'être sur le point d'assister à une tragédie.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>91</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un jeune garçon escalader la rampe d'un navire géant aux voiles noires. Son sourire ferait presque éclater ses joues battues par le vent. Le navire est quasiment vide, l'équipage étant sorti boire et fêter sa dernière prise. Le garçon n'a aucun mal à échapper à la vigilance des gardes ivres qui jouent aux cartes sur les ponts supérieurs en se racontant des histoires de conquêtes auxquelles il ne comprend rien. Il se précipite vers les escaliers qui mènent aux ponts inférieurs. En-dessous, le navire est plongé dans le silence. Seuls lui parviennent le doux clapotis de l'océan contre la coque et le bruit étouffé de pieds excités qui courent entre les caisses, s'arrêtant devant chacune d'elle pour jeter un coup d'œil à l'intérieur. En entendant des bruits de pas, le garçon plonge derrière des sacs. Les pas finissent par s'éloigner, mais le garçon s'est endormi... Le navire reprend vie lorsque son équipage ivre tente d'échapper à un passager clandestin accidentel.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>92</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une paire de bottes en cuir impeccablement cirées et un bouc parfaitement entretenu. Leur propriétaire est un homme au nez légèrement crochu, au sourire malicieux et aux petits yeux. En passant devant un marchand, il agite son chapeau à plumes. Il tient fermement dans la main un fragment de parchemin et ses beaux doigts sont tachés d'encre. Il semble connaître la plupart des vendeurs du marché. Il s'arrête bavarder avec certains, adresse un signe de tête à d'autres et troque même quelques babioles sans valeur avec les plus chanceux, le tout en souriant, en riant et en échangeant des plaisanteries. Sans se départir de son sourire figé, il s'approche d'une aumaua corpulente et plaisante avec elle au sujet du temps. Elle répond à sa plaisanterie en lui remettant discrètement quelques pièces d'or. Lorsqu'il reprend son chemin, le parchemin qu'il avait dans la main a disparu, et son sourire est devenu plus naturel. Caché derrière son chapeau, il lui fait un clin d'œil et s'en va tranquillement d'un pas plus léger.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>93</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une femme vider sa sacoche sur son lit et dresser l'inventaire de son contenu. Potions, bandages, remèdes et herbes sont éparpillés au petit bonheur dans sa chambre. Elle se mord la lèvre et réfléchit en penchant la tête. Elle commence à remballer ses affaires, une après l'autre, les mains tremblantes. Chaque objet a une place clairement définie, mais quelle que soit la façon dont elle les range, elle n'est jamais satisfaite. Elle vide une fois de plus la sacoche en portant une main à sa bouche. Ses tremblements s'accentuent. Les yeux remplis de larmes, elle renonce à tout semblant d'ordre et fourre tout ce qu'elle peut dans la sacoche, s'en saisit et sort de la maison vide en courant.

Le dos droit, le menton levé et les yeux rouges, elle marche en direction des quais. Un jeune elfe dégingandé lui présente ses condoléances, mais elle ne le voit pas. Elle ne voit que l'océan devant elle. Elle erre sur les quais, offrant ses services de médecin à tous ceux qui veulent bien l'écouter, tous ceux qui prennent la mer. Moins d'une heure plus tard, elle regarde son enfance disparaître au loin, sur cette île minuscule, et s'efforce de ne pas sauter.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>94</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un garçon décharné et enchaîné. Ses yeux cernés fixent un mur. Un homme vêtu d'un manteau noir entre, muni d'un parchemin et d'une étrange plume. Le garçon lui lance un regard sans expression, tel un cadavre attendant qu'on le ranime. L'homme fait claquer sa langue en signe de désapprobation. Le garçon se redresse, les membres pendants. L'homme prend la plume et se met à copier les symboles du parchemin sur la poitrine du garçon. L'enfant ne tressaille pas lorsque la plume transperce sa peau. Après un dernier trait de plume, le magicien prononce une formule ésotérique qui embrase les symboles. Le garçon hurle, ses genoux heurtant violemment le sol tandis que sa poitrine s'enflamme. Enfin, la lueur disparaît, ne laissant que des cicatrices noires sur sa peau. Il s'effondre sur le côté et se contracte nerveusement, les yeux révulsés. Le magicien grogne et lui donne un coup de pied dans la jambe en partant. Les yeux encore plus cernés, le garçon reste étendu au sol jusqu'à l'aube, secoué de convulsions.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>95</ID>
      <DefaultText>Vous voyez l'intérieur d'une petite boutique obscure. Les étagères grouillent de divers articles, certains très courants, d'autres un peu plus rares. Cet homme parcourt les étagères de la boutique, souriant et touchant affectueusement ce qui s'y trouve. Il passe entre les rayons. Il est seul dans la boutique.

Il s'arrête devant une grande vitrine dans laquelle se trouve un wurm imposant, une plaque détaillant son habitat naturel, son régime alimentaire ainsi que ses rituels de reproduction. Il continue, passant d'une vitrine à l'autre et s'y attardant. Il regarde par la fenêtre située devant la boutique et constate que le soleil éclaire désormais se réfléchit désormais sur les bâtiments. Des gens flânent sur le marché, s'arrêtant dans les boutiques et s'attardant sur les étals en quête de bonnes affaires.

Devant la porte d'entrée, l'homme se retourne vers la boutique et sourit à nouveau. Puis il déverrouille la porte et la pousse pour l'ouvrir, laissant y entrer les bruits du marché.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>96</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une longue route déserte qui traverse deux immenses champs. Tout est silencieux, presque trop en ce début d'après-midi. Une femme marche lentement sur la route, suivie d'un cheval, en regardant curieusement autour d'elle. Elle semble percevoir quelque chose d'inhabituel, sans toutefois parvenir à l'identifier.

Elle s'arrête et hume l'air en levant le nez. Elle fronce les sourcils, à la recherche de quelque chose. Le ciel est dégagé. Il n'y a pas un nuage. Elle hume encore, continuant à chercher. Puis la confusion embrume son visage et elle dit, "Un incendie ?".

Elle balaie les champs du regard, apeurée. Elle pose une main en visière sur son front pour se protéger du soleil et examine à nouveau les champs. Ne voyant toujours rien, elle monte sur son cheval, la peur cédant soudain la place à la panique. Elle donne un coup de pied et le cheval s'élance sur le chemin qui serpente autour des arbres jusqu'à la ferme.

Elle ralentit lorsqu'elle découvre horrifiée que sa maison familiale a brûlé. Des larmes plein les yeux, elle donne un nouveau de coup de pied à son cheval et se précipite vers les décombres.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>97</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un nain âgé aux cheveux gras compter des pièces en ricanant derrière une vitrine sale. Son butin de la journée est éparpillé sur la table. Outre les bijoux en toc et ternis, un poignard rongé par l'acide est posé négligemment sur le bord. Son petit nez se plisse lorsqu'il voit entrer un client, un jeune noble échevelé dont le pourpoint qui a jadis été blanc porte les marques d'une vie qui a mal tourné. Il lance un regard furtif derrière lui pour s'assurer qu'il n'est pas suivi, puis il vide le contenu de son sac en toile de jute sur la table. Le nain se penche sur les objets et étale du bout des doigts l'argenterie et les coupes assorties. Il secoue énergiquement la tête, ricane et repousse les objets vers l'homme. L'homme le supplie, l'implore. La panique se lit dans son regard. Il demande juste un petit quelque chose, quelques pièces d'argent. Le nain lance finalement trois pands de cuivre sur la table. Désespéré, le jeune noble arrache une chevalière de son doigt pour la remettre au nain qui dissimule mal sa satisfaction. Quelques pièces viennent s'ajouter aux précédentes et l'homme, vaincu, quitte la boutique en maugréant. Content de sa bonne fortune, le vénérable nain sourit et examine son butin tout en se curant les dents.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>98</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un groupe de jeunes hommes autour d'une cible d'entraînement de fortune. Au milieu du groupe, un homme apprend aux autres à construire et utiliser un arc. Il le lève et désigne chacune des pièces en expliquant à quoi elles servent. Il s'éloigne ensuite de la cible et leur demandant de rester là où ils sont et se place à une soixantaine de mètres. Il ajuste soigneusement son tir en expliquant ce qu'il fait et tire la flèche. Au grand étonnement des garçons, celle-ci se plante en plein centre de la cible.

Il sourit et se dirige vers les garçons en leur donnant différents conseils concernant la posture et le maintien de l'arc. Un bruit retentit au milieu des arbres qui bordent leur zone d'entraînement et l'homme s'arrête pour examiner les bois, ses yeux bleus gênés par le soleil. Une ombre traverse la forêt qui est derrière eux. Il attrape une flèche et ajuste son tir en suivant attentivement les déplacements de la créature cachée. Après un premier tir manqué, il se saisit rapidement d'une autre flèche. Les garçons suivent la flèche des yeux jusqu'à ce qu'elle se perde au milieu des arbres de la forêt. Puis un mouvement explosif soudain se produit dans le sous-bois et un cerf surgit au bord de la clairière. Les garçons éclatent de rire et plaisantent sur le tir manqué de l'homme. Mais ils se taisent rapidement lorsqu'ils le voient tendre son arc et viser le cerf avec une flèche entaillée. Celle-ci se plante juste derrière l'épaule du cerf en lui transperçant le cœur et les poumons. L'animal meurt quasiment sur le coup.

Les garçons restent là pendant quelques secondes à regarder le cerf, puis se retournent lentement vers l'homme, avec du respect dans les yeux. Ce dernier sourit à nouveau et pousse un petit soupir de soulagement.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>99</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une femme de grande taille assise seule devant un verre dans une auberge mal tenue. Les quelques autres clients présents ne s'occupent pas d'elle, préférant la laisser boire tranquillement. Même l'aubergiste évite son regard lorsqu'il la sert, mais elle ne semble pas y prêter attention.

Un homme entre en se pavanant et la remarque. Après avoir adressé un signe de tête autoritaire à l'aubergiste, il s'assoit près de la femme dont les formes plantureuses semblent l'intéresser. Elle se détourne de lui mais il insiste et pose une main sur son genou. Quelques secondes plus tard, il est immobilisé face contre terre, un pied de la femme sur la gorge. Il bredouille quelques excuses auxquelles elle répond en levant un sourcil, le regard vide.

Lorsqu'elle relâche son emprise, il est écarlate. Elle se rassoit alors à sa place tandis qu'il se relève et se dirige vers la sortie en lançant des regards d'affront derrière lui. Les autres clients secouent la tête d'un air entendu.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>100</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une grande bannière représentant un soleil levant qui bat mollement dans le vent. Il s'agit de l'avant-garde d'une petite troupe de paladins. L'ambiance est joyeuse, mais mesurée, et leurs armures n'ont pas encore été ternies par les éléments. Il s'agit d'une expédition de jeunes motivés et zélés. À leur tête se tient un commandant gêné par sa lourde armure, mais au pas décidé. Malgré l'excitation de ses hommes, il ne sourit pas. Soudain, il lève une main pour leur ordonner de s'arrêter. En se taisant, ils entendent un grondement. Le commandant leur ordonne de préparer leurs armes et de se déployer. Les yeux scrutent l'horizon et les cous se tordent pour déterminer d'où vient le bruit.

Au loin, de la poussière et des éclairs surgissent tandis que des nuages noirs arrivent rapidement sur d'eux. Les soldats ne bougent pas ; seul le rythme saccadé de leur souffle trahit leur inquiétude. Le commandant ferme les yeux, priant les cieux de bénir ses troupes. Pleins de vigueur et invincibles, ils attendent l'ennemi, prêts à attaquer.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>101</ID>
      <DefaultText>Vous voyez cet homme dévêtu et agenouillé devant une estrade située au centre d'une grande pièce. De l'autre côté de la pièce, à l'opposé de lui, se dresse un trône imposant. Le dos de ce trône ainsi que deux de ses pieds sont cassés, le rendant inutilisable et le faisant s'incliner dangereusement de son estrade. Tout autour de la pièce se trouvent des silhouettes en robe noire, chacune chantant en silence. Un sourd bourdonnement envahit les lieux.

Sur l'estrade, à l'opposé du brasero, une autre silhouette en robe tient un livre relié en cuir portant des marques de brûlure. Il parle à l'homme dévêtu de fidélité, de dévouement et de loi. Lorsqu'il en a terminé, il demande à l'homme de se lever et lui tend le livre au-dessus des braises incandescentes du brasero. L'homme dévêtu acquiesce et l'homme en robe laisse tomber le livre dans le feu. L'homme dévêtu met ensuite un genou à terre, appuyant brièvement le front sur le côté du brasero, avant de se redresser et de plonger les deux mains dans les braises. Il en sort le livre qu'il présente lentement à l'homme en robe qui se tient devant lui. L'homme passe le pouce sur la cendre qui s'est accumulée sur la couverture du livre et l'utilise pour dessiner une marque sur le front de l'homme dévêtu, au-dessus de la chair brûlée.

L'homme dévêtu incline la tête et murmure "Était-ce bien, père ?" L'homme en robe acquiesce lentement.

L'homme dévêtu pose un regard d'enfant sur le trône branlant, "Vous avez vu cela, mère ?"</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>102</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un homme en pleine conversation avec un elfe. L'elfe, qui semble être un superviseur, indique à l'homme ce que lui a rapporté sa journée de travail. Troublé, l'homme dit à l'elfe qu'il mérite bien davantage que la somme qui lui est remise. L'elfe sourit avec condescendance et lui explique pourquoi cette somme est moins importante qu'il le pensait. Il parle rapidement, annonçant des chiffres visiblement à l'aveuglette, décrivant de grands gestes avec les mains.

Plus l'elfe parle, plus l'homme semble en proie à la confusion. L'elfe finit par se taire et remet à l'homme son salaire. C'est alors qu'une voix se fait entendre, indiquant à l'elfe qu'il lui faut reconsidérer les chiffres. Ils se retournent pour voir de qui il s'agit et découvrent un homme plus vieux et visiblement furieux. L'homme s'approche, épée dégainée. D'une voix ferme, il demande à l'elfe de recalculer le salaire de l'homme pour, cette fois, y inclure tout ce qu'il lui doit. L'elfe tente de protester, mais l'homme lève son épée et coupe la bourse qu'il porte à la ceinture. Elle tombe au sol dans un tintement étouffé. L'homme plus âgé dit au plus jeune de récupérer la bourse, indiquant que ce qu'elle contient se rapproche du salaire qui lui est dû. Tout en parlant, il fixe l'elfe du regard, le mettant au défi de protester à nouveau.

Une fois les pièces aux mains du plus jeune homme, l'homme plus âgé s'adresse une nouvelle fois à l'elfe. "Ne recommencez cela avec personne" dit-il, avant de lui donner un petit coup d'épée. La chemise de l'elfe se déchire en diagonale de l'épaule à la hanche, et une petite traînée rouge s'y dessine. L'elfe gémit, fait un bon en arrière, puis se saisit d'un poignard. L'homme le plus âgé lui touche le poignet avec la partie plate de son épée, puis la porte sous son menton, lui faisant hocher la tête. L'elfe, se ravise et se dépêche de s'en aller.

L'homme plus âgé se tourne vers le plus jeune et lui dit, "Il nous faut parler, il me semble".</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>103</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un homme debout dans la poussière tachée de sang. De la sueur perle de son front jusqu'à ses joues et se mêle à la poussière, à la saleté et au sang accumulés autour de sa bouche. Il prend de profondes inspirations, ponctuées ponctué par les cris de la foule en liesse massée dans les estrades qui l'entourent.

Il affronte son ultime adversaire, laissant l'énorme épée qu'il brandit tomber par terre dans un bruit sourd. Il plisse les yeux pour regarder autour de lui et évaluer son concurrent. En quelques secondes, le combattant est jaugé, évalué et écarté. Il desserre les lèvres, laissant apparaître des dents pointues entre lesquelles le sang et la chair de son dernier adversaire sont toujours visibles. Il crache, regardant avec dédain le guerrier qui s'approche lentement de lui, puis sourit à nouveau, l'invitant à se dépêcher.

Les acclamations de la foule s'intensifient, créant un rythme hypnotique et augmentant la vitesse de sa respiration frénétique. Son adversaire s'avance, maniant habilement sa masse dans sa direction. Il ne fait rien pour esquiver, se contentant de s'en détourner et de se cuirasser contre le coup. La masse heurte violemment son épaule gauche et il laisse échapper un cri, non pas de douleur, mais d'exultation. Il se retourne, attrape le poignet du guerrier et le tire brusquement vers lui. Dans un bruit de déchirure, l'épaule de son adversaire se déboîte. Le guerrier hurle de douleur et l'homme se fend d'un puissant rire. Il empoigne le coude du bras disloqué et, tenant toujours le poignet de l'autre main, tire le coude vers lui avant de démettre le bras tout entier. Un craquement retentissant résonne dans l'arène et le hurlement laisse place à un terrible cri de douleur.

Il lâche le bras désormais impuissant et attrape son adversaire par les épaules, au niveau du cou, et le serre de toutes ses forces pour atteindre la partie supérieure du membre disloqué. Les acclamations de la foule se transforment en rugissements frénétiques et elle entonne encore et encore le même mot. "En pièces !" L'homme sourit une dernière fois, desserrant les lèvres pour offrir à la foule ce qu'elle est venue chercher. Il bascule la tête en avant et mord violemment le cou de son adversaire. Du sang coule sur ses lèvres, puis dans sa bouche. Il est fait pour cela. Il est tout cela.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>104</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un nain portant une barbe emmêlée par la pluie et la saleté. Pour se protéger du vent, il s'emmitoufle dans son manteau et serre les dents. Il marche en formation avec vingt-et-un autres hommes qui portent tous l'insigne d'une compagnie de mercenaires. Visages défaits et épaules basses, ils sont tous couverts de boue et de saleté. Ils se déplacent en silence en formant un cercle inégal. Leur guide, un Orlan un peu trop zélé, leur fait signe de le suivre dans les rues détrempées en direction d'un bâtiment délabré. Le toit s'est en partie effondré et à la vue de la porte à l'aspect trop parfait, le groupe s'arrête. L'Orlan aboie sur eux, agité. Les mercenaires forment un cercle resserré. Il y a quelque chose qui cloche. Des bruits de sabot et des coups de feu retentissent alors. Ils ont été trahis.

Le combat est rondement mené. Les soldats rassemblent les hommes encore en vie dans les rues pavées souillées par le sang des mercenaires. Un cheval surgit de nulle part et le nain reçoit un coup de sabot en pleine tête. Il s'écroule instantanément, l'oreille en sang. Les soldats s'en vont, indifférents. Ils ont accompli leur mission.

La nuit tombe et les corps se raidissent. La pluie n'a pas encore lavé la rue lorsque le nain ouvre un œil en gémissant. Il chancèle, la main sur la tête. Il abandonne son manteau par terre, son insigne dirigé vers le ciel, et s'en va tranquillement.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>105</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une foule pliée de rire en écoutant une femme au regard malicieux relater sa dernière rencontre avec un troll exceptionnellement timide. Elle les emmène exactement où elle le souhaite et lorsqu'arrive la chute, tous ceux qui ne souriaient pas encore se mettent à pleurer de rire. Elle salue le public avec un sourire malicieux et se dirige vers le bar, rapidement suivie par une légion de soupirants qui veulent tous lui offrir un verre pour gagner son affection. Elle éconduit chacun d'eux, mais tous repartent avec le sourire. Elle boit son verre, satisfaite, et commence à griffonner le début de son prochain spectacle, riant elle-même de ses blagues.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>106</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un Xaurip tomber, une petite lame plantée dans sa gorge. Un homme grand en armure sombre essuie la lame sur son manteau avant de se diriger à pas feutrés vers le garde suivant. En un éclair, un deuxième Xaurip est à terre, puis un troisième et un quatrième. C'est alors qu'un éclaireur repère l'homme et se met à crier. Sans s'arrêter, l'homme range tranquillement le couteau dans sa botte, puis dégaine deux longues épées et décapite le Xaurip le plus proche. En dehors du sifflement que produisent ses lames en s'abattant tour à tour sur les monstres, l'homme ne fait pas le moindre bruit, jusqu'à ce qu'une lame vienne se planter dans le crâne d'un spécimen à la tête particulièrement dure. Ne parvenant pas à l'en déloger, il pose son autre épée pour prendre son grimoire. Un cône de flammes jaillit de sa main, faisant bouillonner la peau de trois Xaurips qui agonisent à proximité et dispersant les autres.

La terre tremble et des pointes rocheuses émergent du sol tandis qu'une grande-prêtresse Xaurip s'apprête à attaquer. Mais l'homme ensorcelé attaque les derniers Xaurips avec son épée et ses sorts. La sueur lui brûle les yeux tandis qu'il fait apparaître une énorme boule de feu et la projette en direction de la grande-prêtresse et de ses disciples. Après son passage, il ne reste que des corps calcinés.

Haletant, l'homme tombe à genoux au milieu des cadavres de plus de quatre-vingt Xaurips. Au moment où il s'apprête à se relever, le sol se remet à trembler. Deux fois. Trois fois. Il court à grandes enjambées et plonge derrière une pointe rocheuse tandis qu'une volée de boules de feu enflamme son manteau. Le drake l'a repéré.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>107</ID>
      <DefaultText>Vous sentez que l'âme de cette femme est divisée... Une étrange frontière entre deux volontés opposées.

Vous voyez la femme sur le bord d'une route. Elle tend quelque chose au conducteur d'un chariot à l'arrêt. Ces plantes médicinales devraient guérir son ami, lui dit-elle. Chemin faisant, il pourra en trouver d'autres, faciles à repérer avec leurs feuilles dentelées, mais évitez celles qui portent des baies vertes. Il s'agit d'une autre variété. Toxique, celle-là. Il la remercie et lui propose de l'argent, mais elle lui fait signe qu'elle s'en va, lui expliquant qu'elle répond à la volonté de son Ordre. Il acquiesce et elle s'en va. Puis il se met à dévorer les plantes.

Maintenant, vous voyez la femme scruter le bord de la route. Le chariot poursuit son chemin et vous comprenez que vous êtes remonté plus loin dans sa mémoire. Elle pose les yeux sur une plante aux feuilles dentelées et aux baies vertes. Elle en ramasse plusieurs poignées, arrachant les baies une à une avant de les jeter. D'un petit coup, elle les pousse rapidement dans le buisson, sans regarder vers le bas, comme si elle ne voulait pas les voir, avant de se diriger vers le chariot, les mains tendues.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>108</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une foule massée dans la salle commune d'une vaste auberge. Au milieu de tous ces gens, l'homme discute avec quelqu'un. Il sourit et parle à chacun avec beaucoup d'aisance. Il est capable de passer d'une conversation à l'autre, sans s'arrêter pour autant.

Il baise la main d'une élégante femme, s'incline devant elle, puis la raccompagne dans les bras de son cavalier. Il rejoint un autre groupe, donne une petite tape dans le dos de quelqu'un, s'amusant d'une plaisanterie, puis s'en va à nouveau. Il se glisse entre les gens, étreignant certains, serrant la main des autres... Il ne s'arrête jamais. Puis, lorsqu'il semble en avoir assez, il s'excuse auprès de la foule, à la consternation de chacun.

Il sourit, fait un signe et s'en va, tirant sa révérence d'un geste de la main tout en refermant la porte. Une fois à l'extérieur et à l'écart, il retire plusieurs objets d'une poche dissimulée dans sa veste. Il les regarde un à un... Un collier, une broche, deux bourses et une petite pierre précieuse. Le sourire aux lèvres, il vide les bourses dans la paume de sa main pour compter les pièces qu'elles renferment, tout en poursuivant son errance dans les rues. Il passe devant un mendiant qui, un bol devant lui, fait l'aumône. L'homme s'arrête, sourit au mendiant, et verse toutes les pièces dans son bol. Puis, il sent va en sifflant joyeusement.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>109</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une enfant, attachée à une lourde chaîne qui court de son poignet jusqu'au mur. Elle brosse méticuleusement un carreau de cuisine. La tache est sombre et épaisse, mais elle frotte pendant des heures, sans remarquer que le temps passe et que la lune est apparue. Plus elle frotte, plus les traits de son petit visage se durcissent.

Lorsqu'elle termine enfin, la cuisine est impeccable, prête pour une nouvelle journée, mais elle n'a pas encore fini. Tremblante, elle s'approche du corps étendu dans un coin. Ses yeux s'écarquillent lorsqu'elle fourre sa main dans la poche renfermant la clé qui va lui rendre sa liberté.

Elle ne remarque pas le sang qui souille son corsage, pas plus que les regards que posent sur elle les habitants de la ville tandis qu'elle court en direction du rivage et des quais.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>110</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une pièce sombre et lugubre remplie de fumée d'encens. Deux hommes se tiennent au centre de la pièce où ils accomplissent une sorte de rituel en décrivant des gestes lents, précis et calculés. Le plus jeune suit attentivement les faits et gestes de son aîné, ce dernier lui enseignant manifestement le rituel. Il décompose les étapes, corrige les défauts et réprimande le jeune homme lorsqu'il se trompe. En observant les gestes du jeune homme, vous avez l'impression qu'il commet délibérément des erreurs, mais vous ignorez dans quel but. Tandis que le rituel se poursuit, le maître s'agace. Il s'avance et commence à punir le jeune homme en le regardant droit dans les yeux.

Apparemment, c'est exactement ce qu'attendait celui-ci.

Le jeune homme profite de ce moment d'inattention de son maître. Il laisse tomber l'encensoir, plante son regard dans celui de l'homme âgé, totalement concentré sur sa cible. De l'énergie jaillit des yeux du jeune homme et le maître se lève en chancelant, les yeux désormais blancs comme du lait. Le jeune homme ne quitte pas son maître du regard et tourne lentement autour de lui, presque déçu. Il s'arrête et fixe dédaigneusement ses yeux blancs. "C'est tout ?", murmure-t-il d'un air méprisant comme s'il s'adressait à un serpent. "Comment ai-je pu croire que vous aviez quelque chose à m'offrir ?". Il cligne des yeux, penche la tête sur le côté, tourne les talons et se dirige à grandes enjambées vers la sortie. Une brume bleue et brillante sort des yeux et de la bouche du maître, décrivant des boucles sinueuses autour de son corps. Elle glisse le long de ses bras avant d'atteindre son abdomen, puis ses jambes. La cadence s'accélère et la brume devient plus brillante à mesure qu'elle encercle le corps du maître. L'accélération se poursuit jusqu'à ce que la brume prenne l'apparence d'un cocon luisant autour du corps du vieil homme. Un faible bourdonnement émane de la brume en se renforçant à chaque seconde qui passe. Le jeune homme s'arrête sur le seuil de la porte et se retourne sur sa victime, indifférent. Un instant plus tard, l'air qui entoure le maître s'enflamme. L'odeur de sa peau brûlée le tire de sa torpeur et un hurlement sort de ses poumons. Le jeune homme se retourne à nouveau, impassible, et s'en va sans que personne ne puisse entendre les cris de son maître mourant.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>111</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une main, recroquevillée et meurtrie, tenue au sol par un pieu en métal tordu. Le sol est maculé de sang et coule des meubles et des murs. L'homme, accroupi près du corps, lève les yeux pour voir la famille qu'il a massacrée dans cette maison où il se cache à présent.

Quatre corps, ceux d'une femme, de deux jeunes hommes et d'une petite fille les yeux bandés, sont jonchés sur le sol. Leurs jambes sont attachées et leurs mains maintenues au sol à l'aide de pieux. Il soulève le bandeau de la femme et se livre à quelque chose sur ses yeux. Il retire une petite lame et lui couvre à nouveau les yeux, appuyant délicatement sur le bandeau. Il se lève et regarde autour de lui, visiblement satisfait. Sa respiration s'accélère soudain en entendant quelqu'un s'approcher de la porte. En proie à la jubilation, il se redresse et se précipite pour se cacher dans un coin de la pièce. De l'endroit où il se trouve, il voit les corps parfaitement disposés, chacun faisant face à la porte, accueillant l'homme de la maison, les bras tendus comme pour l'embrasser.

La porte s'ouvre et il décroche lentement un autre pieu de sa ceinture. L'extrémité de sa langue se promène sur ses dents tant il est impatient.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>112</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une maison modestement meublée, mais chauffée par le feu de cuisson qui y est allumé. L'homme est assis dans un fauteuil à dossier haut et consulte un gros livre, un petit garçon sur les genoux. Il sourit et interroge l'enfant sur les images des différentes pages qu'il désigne. Il lève les yeux pour regarder une femme s'approcher et remuer quelque chose dans la marmite suspendue au-dessus du feu. Elle y ajoute quelques carottes, les mélange, puis se retourne vers l'homme. Elle lui dit quelque chose et se penche vers lui pour l'embrasser lorsque quelqu'un frappe à la porte.

L'homme s'apprête à se lever, mais la femme le retient. Elle se dirige vers la porte et jette un coup d'œil par la fenêtre. Dehors, il fait déjà trop sombre pour distinguer quoi que ce soit. Après avoir déverrouillé et ouvert la porte, elle se retrouve nez à nez avec un homme grand et maigre au sourire étrange.

Un bruit sourd se fait entendre. La femme gémit, s'effondre et son sang se répand rapidement autour d'elle. L'homme assis dans le fauteuil se lève brusquement, attrape son fils et s'interpose entre le petit garçon et l'homme qui enjambe le corps et pénètre dans la maison. "Galark a fait vœu de vous faire endurer sa souffrance", dit l'homme, sur le ton de la conversation, rejoint par quatre acolytes. "Visiblement, l'heure est venue".</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>113</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un homme seul dans un champ. Il regarde autour de lui et inspecte ses cultures. De temps à autre, il se penche pour examiner une feuille de plus près. Il est concentré, complètement absorbé par ce qu'il fait. Derrière lui, un homme s'approche. Il se déplace lentement, mais ne fait rien pour dissimuler son approche. Il tient une grande épée à la main. L'attitude de l'homme ne traduit ni malveillance ni haine. Il semble presque satisfait.

En l'entendant approcher, le premier homme se redresse et se détourne du plant qu'il était en train d'examiner. Son visage esquisse un sourire et il ouvre les bras pour accueillir l'homme qui vient vers lui. Mais son sourire se transforme en grimace lorsque le deuxième homme lui transperce le ventre de son épée. Ses bras tombent lentement sur le côté et le sang de l'épée s'écoule sur les plants situés sous les hommes.

Alors que le premier homme tombe à genoux, le second lui retire l'épée du ventre. Une larme perle sur son visage toujours souriant.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>114</ID>
      <DefaultText>Vous voyez d'abord des cheveux blancs emmêlés et un bâton incandescent, puis un homme, froid et primitif. Il mâche lentement une pomme ratatinée en lançant des salves de sorts contre des villageois qui avancent vers lui en hurlant. Il laisse échapper une flamme glaciale de son nez et des graines de pomme giclent au coin de sa bouche tandis qu'il poursuit son chemin, ignorant les flèches et les malédictions lancées contre lui. Il tourne son bâton et un projectile de force transperce le torse d'un de ses assaillants, puis d'un autre.

Il se lance alors dans la mêlée en rugissant, armé de son bâton. Une main implorante se tend vers lui, puis retombe rapidement.

Le silence s'abat tandis que l'homme déguenillé s'empare de son butin : un panier de poires fraîches. Il fredonne en mangeant.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>115</ID>
      <DefaultText>Vous voyez une silhouette de grande taille arpenter les bords d'un tapis, d'un coin à l'autre, les doigts crispés. Le bruit du combat se rapproche à travers les grottes et les couloirs, et le mage fait les cent pas. Il ouvre sa porte et traverse la grotte aménagée à grandes enjambées pour récupérer des parchemins sur les étagères et demander des potions aux soldats terrifiés. Il donne un coup de pied dans une chaise qui lui barre le passage et retourne dans sa chambre, où il se remet à faire les cent pas. Tandis que l'ennemi se rapproche, il commence à jeter des sorts de défense, des sorts de vigueur et des pièges. Au moment où sa peau se transforme en métal, ils font irruption et les épées et les flèches se mettent à voler. "Vous avez encore une chance de vous raviser", dit-il. Pour seule réponse, il entend une flèche siffler près de son oreille. Il soupire, serre les dents et le massacre commence.

Ils sont six, mais bientôt ils ne sont plus que quatre, puis trois, jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'un. Il s'arme d'un poignard et le lance directement dans la tempe de l'Orlan. L'homme s'effondre. Aucun ne se relève.

Le mage appelle, mais personne ne lui répond. Résigné, il commence alors à évacuer les corps car il est le seul encore en vie pour le faire.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
    <Entry>
      <ID>116</ID>
      <DefaultText>Vous voyez un homme croiser les bras et tendre son menton. Son visage est coloré par le clair de lune et la torche. "Fadaises."

L'elfe qui se tient devant lui arbore une expression de panique. "Vous êtes fou ? Je l'ai déjà vu !"

"Ah-ha !" s'écrie le premier homme, levant un doigt triomphant. "Vous dites que vous l'avez seulement entendu."

L'elfe cligne des yeux. "Au nom de quelles créatures de Galawain cela a-t-il à voir avec quelque chose ?"

"Vous avez dit que vous l'avez seulement entendu. Et maintenant vous me dites qu'il s'agit d'un monstre de la taille de deux aumauas avec une fourrure écarlate." L'homme fait un pas de plus vers l'elfe. "Et à présent, je dis que vous êtes un menteur, Doran."

Doran bafouille. "Mon dieu, Visceris, peu importe à quoi cela ressemble. C'est un loup enragé. Vous avez vu ce qu'il a fait au mouton-" L'elfe lève ses deux mains en secouant la tête. "Vous voulez rester dehors toute la nuit pour voir la chose par vous-même, faites comme vous voulez. Je m'en vais."

"Très bien."

"Entendu."

"Bien."

L'elfe part en furie, lançant un dernier regard au-dessus de son épaule en disparaissant derrière une colline. L'homme part dans une autre direction, une épée dans une main et une torche dans l'autre. En quelques minutes, il arrive à un enclos brisé où une douzaine de moutons gisent morts, leur gorge coupée et leurs entrailles éparpillées sur le sol. Ce n'est pas l'œuvre d'un prédateur commun.

Quelque chose craque dans l'herbe sèche.

Visceris se retourne mais ne voit rien. Il lève sa torche plus haut.

Cette fois-ci, il entend un bruissement derrière lui, près de l'enclos. Il se tourne à nouveau pour découvrir un loup. Il n'est pas aussi grand que Doran l'avait juré, et tandis que sa fourrure est teintée de rouge autour de sa gorge et sur ses pattes, le reste de la description de l'elfe se révèle être d'une affreuse exagération. Typique.

Visceris en tire une petite satisfaction tandis que le loup s'avance vers lui, les mâchoires écumantes et les yeux roulants.</DefaultText>
      <FemaleText />
    </Entry>
  </Entries>
</StringTableFile>